» Dopage : l’UNESCO appelle à la « tolérance zéro »
11.01.2013 - Secteur des sciences sociales et humaines

Dopage : l’UNESCO appelle à la « tolérance zéro »

© UNESCO / D. Bijeljac

L’UNESCO participera à un atelier sur le trafic de substances dopantes organisé par l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), le 22 janvier 2013, à Lausanne (Suisse). Lors de cet atelier, auquel prendront également part des experts d’INTERPOL, une recherche sur l’expérience pour réduire le trafic en Italie sera plus particulièrement examinée.

Cette étude de cas viendra ainsi compléter une vaste enquête menée pour le compte de l’UNESCO et de l’AMA, en 2012, dans plus d’une cinquantaine d’États membres de l’UNESCO ayant déjà ratifié la Convention internationale contre le dopage dans le sport. Conduite par des chercheurs de la Loughborough University (Royaume-Uni), cette enquête - dont le rapport final vient d’être publié en ligne - révèle que les principaux problèmes rencontrés dans la lutte contre le dopage dans le sport sont liés à la multiplicité des formes que le trafic peut prendre et les difficultés que cela entraîne pour conduire des investigations, ainsi qu’au manque de spécialisation de la police et au manque d’échange d'information à l’échelle internationale.

La lutte contre l’usage et le commerce des substances et des méthodes interdites est, aujourd’hui, le principal défi pour endiguer le fléau du dopage dans le sport au niveau mondial. Sans cadre légal et sans partage d’informations entre toutes les instances impliquées dans ce combat, les progrès risquent en effet d’être limités et de se cantonner aux seuls tests de contrôle. Le défi est d’autant plus grand que la diversité des législations nationales complique les efforts internationaux. Ainsi, si la communauté internationale reconnaît la « Liste des substances et méthodes interdites » mise à jour, chaque année, par l’AMA, avant d’être validée et promue par l’UNESCO, les lois nationales ne sont pas toujours en cohérence avec cette liste.

Pour relever ce défi, l’UNESCO a un rôle déterminant à jouer. Après avoir offert au monde, en 2005, le cadre juridique international qui faisait jusqu’alors défaut, avec la Convention internationale contre le dopage dans le sport, l’UNESCO incite ainsi non seulement ses États membres à mettre en place des politiques de « tolérance zéro » à l’égard du dopage, mais elle veille également à l’harmonisation de l’ensemble des lois et encourage vivement l’échange d’informations, notamment avec INTERPOL.

Formalisant les responsabilités des États dans la lutte contre le trafic de substances dopantes, la Convention liste des mesures spécifiques à adopter par les gouvernements à cet égard. Ce traité international universel stipule notamment que les gouvernements doivent adopter des mesures afin de limiter la disponibilité de substances et de méthodes interdites en vue d’en restreindre l’utilisation illicite par des sportifs (Article 8). En ratifiant la Convention, les États s’engagent à lutter contre le trafic destiné aux sportifs, et, à cette fin, « à limiter la production, la circulation, l’importation, la distribution et la vente desdites substances et méthodes ». Les signataires s’engagent par ailleurs à encourager la coopération entre les organisations antidopage, les pouvoirs publics et les organisations sportives qui relèvent de leur juridiction et ceux relevant de la juridiction des autres États parties (Article 13).

Au 1er janvier 2013, 172 États membres de l’UNESCO avaient ratifié la Convention internationale contre le dopage dans le sport. Tous se retrouveront au Siège de l’Organisation, à Paris, les 19 et 20 septembre 2013, pour participer à la 4e session de la Conférence des États parties à cette convention qui amendera notamment, comme tous les ans, l’annexe I de la Convention portant sur la liste des substances et méthodes prohibées.




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