11.01.2013 -

L’UNESCO et l’ISESCO au chevet des enseignants des matières scientifiques au Niger

©UNESCO / Imteyaz KhodabuxGlobal Microscience experiments in Niger, January 2013

Le déclin constant de la scolarisation des jeunes dans le domaine des sciences est devenu un sujet de préoccupation mondiale. Cette situation est aggravée dans certains pays notamment en Afrique, où, en plus, la participation des filles et des femmes dans la science n'est pas assurée. Ce constat a été confirmé dans le discours du ministre de l’Enseignement moyen et supérieur et de la recherche scientifique du Niger, qui a souligné que le taux d’inscription aux filières scientifiques à l’Université Abdou Moumouni de Niamey ne représente que 13% des inscrits pour l’année universitaires 2012 – 2013. En 2010, l’Union Africaine et le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) ont élaboré un plan d’action régional pour promouvoir la science et la technologie en Afrique.

C’est dans ce contexte que l’UNESCO, en partenariat avec l’Organisation Islamique pour l'Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO) et en collaboration avec la fondation Guri Vie Meilleure, créée par la Première dame du Niger, a organisé un atelier sur le Programme mondial des expériences de microsciences, du 3 au 5 janvier à Niamey au Niger.

Le Programme mondial des expériences de microsciences de l’UNESCO est un projet d’apprentissage pratique de l'enseignement des sciences qui donne aux élèves des écoles primaires et secondaires (dans certains pays les étudiants de 1ère année universitaire), la possibilité d’effectuer des travaux pratiques en physique, en chimie et en biologie, en utilisant des kits munis d’un manuel d’enseignement illustrant les différentes expériences.

L’objectif principal de ce programme est le renforcement des capacités dans le domaine de l’enseignement des sciences et le développement de la pensée scientifique et de l’expérimentation chez les élèves du primaire et secondaire ainsi que parmi les universitaires.

Lors de cet atelier, 29 enseignants de matières scientifiques (chimie, physique et biologie) et 2 enseignants de l’École normale supérieure ont bénéficié d’une formation de deux jours pour se familiariser avec les kits. Ils ont pu réaliser plusieurs expériences à savoir : l’électrolyse de l’eau, le dosage, la titration, la vérification des lois des circuits en électricité et des expériences de biologie. À l’issue de cette formation, ils ont participé à une séance de travail afin de discuter avec les inspecteurs pédagogiques et les autorités éducatives sur les points suivants :

  • intégration du kit dans les écoles à partir du secondaire ;
  • formation continue pour les enseignants (ceux qui ont bénéficié de cette formation pourront par la suite former d’autres enseignants) ;
  • étude de la possibilité de reproduire ces kits au Niger ;
  • adaptation des kits et du matériel didactique au curriculum nigérien.

Cet atelier a reçu un grand succès auprès des autorités, des enseignants et des élèves. Fortement attendu par les instances éducatives nationales, il a été suivi de près par son excellence Youba Mamadou Diallo, ministre de l’Enseignement moyen et supérieur et de la recherche scientifique. Son succès a été signalé lors d’un entretien avec les médias au cours duquel le ministre a souligné que grâce à cette initiative, le projet du Chef de l’État concernant la réhabilitation de tous les laboratoires des établissements secondaires du pays pourra être réalisé.

Plus d'informations :




<- Back to: Post-Conflict and Post-Disaster Responses
Back to top