14.08.2013 -

Les jeunes des petits États insulaires partenaires de l’ONU pour le développement durable

© Paul DiamondSandwatch students from the Seychelles measure wave height at Beau Vallon Beach. The Sandwatch project seeks to develop awareness of the fragile nature of marine & coastal environments and the need to use them wisely.

En juillet 2013, l’UNESCO, l’UNICEF et l’UNFPA ont unis leurs forces pour permettre aux jeunes des 52 Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) d’apporter leur vision sur le devenir de leurs pays lors de la conférence mondiale des PEID qui se tiendra à Apia (Samoa) en septembre 2014. Trois ateliers ont été organisés à ce sujet en Jamaïque, aux îles Fidji et aux Seychelles.

70 jeunes âgés de 12 à 30 ans se sont réunis pour discuter de l’avenir de leurs petits Etats insulaires. Les jeunes, qui représentaient 30 petits pays et territoires insulaires des Caraïbes, du Pacifique, de l’Atlantique, de l’Océan Indien, de la Méditerranée et de la mer de Chine méridionale ont présenté leurs idées concernant les besoins des PEID en matière de développement au cours de trois réunions régionales préparatoires à la conférence mondiale sur les PEID qui se tiendra en 2014.

La 3e conférence internationale des petits Etats insulaires en développement aura en effet lieu, en septembre 2014, à Apia(Samoa), vingt ans après la 1re conférence de ce genre organisée par l’ONU, en 1994, à la Barbade, pour discuter des défis et des besoins spécifiques aux PEID. Quatorze domaines-clés avaient alors été identifiés, parmi lesquels l’environnement, l'énergie, la communication, le tourisme et le développement des ressources humaines viables.

Vingt ans plus tard, la conférence de Samoa sera donc l’occasion pour les États membres des Nations Unies de se réunir une nouvelle fois afin de s’engager à nouveau dans le développement de petits Etats insulaires. La conférence sera aussi l’occasion de réviser le programme d’action initial et sa stratégie de mise en place, développé dix ans plus tard, à Maurice, et permettra de déterminer les progrès accomplis, les défis qu’il reste à relever, et les priorités pour que les PEID atteignent les objectifs de développement internationalement reconnus pour la période post 2015. Cette révision intègrera les résultats inscrits dans le document final, « L’avenir que nous voulons », de la Conférence Rio+20 qui s’est tenue au Brésil, en 2012.

Afin que les jeunes puissent être entendus dans ce processus, l’UNESCO, l’UNICEF et l’UNFPA, en collaboration avec plusieurs organisations régionales (le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, le Secrétariat du Forum des îles, le Secrétariat du Programme régional pour l'environnement du Pacifique et la Commission de l’Océan Indien) ont organisés trois ateliers régionaux. Lors de ces ateliers les jeunes des PEID ont eu l’occasion de partager leurs préoccupations, de discuter de ce qu’ils souhaitent pour l’avenir et de participer ainsi au processus de préparation de la Conférence mondiale d’Apia.

Au 1er rang des priorités et sujets-clés identifiés par les jeunes des Petits États insulaires de ces trois régions du monde : l’éducation, la santé et le changement climatique.

Les délégués des Petits Etats insulaires du Pacifique ont ainsi réclamé une approche plus abordable et holistique de l’éducation qui apporte les outils nécessaires au développement de l’esprit critique,  soutienne l’apprentissage actif et stimule l’esprit d’innovation et un leadership plus fort des jeunes : une préoccupation partagée par les jeunes délégués de toutes les régions consultées qui ont proposés d’atteindre ces objectifs en améliorant « l’alphabétisation durable » afin que chaque jeune des PEID comprenne le concept et soit en mesure d’agir.

Les jeunes îliens des Caraïbes ont, quant à eux, insisté sur le fait que les jeunes attendent que l’avenir apporte une éducation  incluant les arts, les études techniques, l’entreprenariat et le développement communautaire. Selon eux, l’apport de soins de santé élémentaires, accessibles et de qualité, ainsi qu’une approche holistique de l’éducation sexuelle et de l’enseignement des questions liées à la santé sont tout aussi nécessaires pour soutenir le développement de leur région. Pour les jeunes du Pacifique, la santé sexuelle et reproductrice et les droits y étant liés, ainsi que la santé mentale et la santé physique ont également été identifiés comme étant des éléments nécessaires pour vivre de manière saine et stable, trouver un emploi et contribuer au développement de leurs îles.

Partout, en fait, les jeunes délégués des PEID ont réclamé que soit accordée  une attention particulière à la santé physique, mentale et émotionnelle, ainsi qu’à la sécurité des jeunes, en encourageant « une culture de bienveillance » au sein des communautés, des écoles, des institutions académique et des lieux de travail.

Comme on pouvait s’en douter, le changement climatique est devenu le principal souci de beaucoup de jeunes des PEID qui sont situés en zones de faible altitude et se trouvent particulièrement exposés. Sur ce thème là aussi, les délégués aux trois consultations régionales organisées en juillet 2013 ont partagé leurs préoccupations,   appelant à encourager une réduction de la dépendance aux énergies fossiles et à favoriser le développement de technologies appliquant des sources d’énergies renouvelables comme première source d’énergie pour les PEID. Parmi ces sources d’énergies renouvelables, ils ont notamment proposé que l’énergie marine soit davantage utilisée.

Pour faire face aux impacts du changement climatique, les délégués des Caraïbes ont noté le réel besoin de sensibiliser le public et de développer les capacités nécessaires. Les délégués du Pacifique ont aussi souligné le besoin de promouvoir d’avantages d’alternatives en créant des emplois verts. Partout,  le rôle des jeunes dans les domaines des partenariats, du bénévolat et de l’activisme, ainsi que l’engagement pris par chaque délégué de devenir « Champion » des PEID dans son pays et de continuer à développer les concepts élaborés lors des trois ateliers organisés par l’UNESCO, l’UNICEF et l’UNFPA, ont été soulignés.

Dans une Déclaration finale, ils et elles ont insisté : « Nous sommes la génération du millénaire et nous défendons l’action et le changement. Nous nous engageons à agir en faisant tout ce qui est dans notre pouvoir pour atteindre un futur durable. Nous prenons les engagements suivants afin d’assurer le succès de PEID 2014.

1) Nous adoptons un mode de vie plus durable, informons les communautés locales et endossons le rôle d’ambassadeurs du changement en transmettant notre message avec tous les outils à notre disposition.

2) Nous jouons un rôle clé, au niveau national, dans les processus post-régional pour la jeunesse.

3) Nous mobilisons les jeunes pour la conférence mondiale sur les PEID 2014 et renforçons leurs capacités de défenseurs du développement durable. »

Une petite délégation de jeunes issue de chaque atelier présenter les résultats de chacune de ces consultations lors des réunions préparatoires officielles de la Conférence mondiale des PEID qui devaient se tenir dans la foulée, dans chacune des régions concernées. Ces mêmes jeunes délégués devaient également être invités à présenter leurs contributions lors d’une réunion préparatoire inter-régionale à la Conférence d’Apia, programmée fin août 2013, à la Barbade.

Pour plus d’information sur les trois ateliers et sur les déclarations régionales des jeunes, visitez www.unesco.org/apia

Au nom des 70 jeunes de Antigua-et-Barbuda, Barbade, Cap-Vert, Dominique, Comores, Iles Cook, République dominicaine, Fidji, Grenade, Cariacou et La Petite Martinique, Guinée-Bissau, République coopérative du Guyana, Haïti, Kiribati, Jamaïque, Maldives, République des îles Marshall, Maurice, Etats fédérés de Micronésie, Nauru, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Porto Rico, Sainte Lucie, Samoa, Seychelles, Iles Salomon, Saint-Martin, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Tokelau, Trinité-et-Tobago, et Vanuatu.




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