07.11.2012 -

L’autonomisation des femmes est essentielle à l’évolution de la société, déclare la Directrice générale en visite au Japon.

« L’autonomisation des filles et des femmes dans le monde est probablement l’un des plus grands défis à relever pour produire un changement dans nos sociétés, a déclaré Irina Bokova à l’occasion du symposium et du débat sur les Femmes dans la science et l’éducation qui s’est tenu à l’université de Kobe, au Japon.

Pendant sa visite au Japon, la Directrice générale a participé à un symposium sur l’égalité entre les sexes dans les sciences et l’enseignement scientifique en présence de M. Hideki Fukuda, le président de l’université de Kobe – l’une des plus anciennes du Japon, ainsi que du professeur Ingrid Scheffer, lauréate du prix L'Oréal 2008, de Mme Yoshie Soma, conseillère spéciale du président de l’université et du professeur Roumiana Tsenkova, directrice du Bureau de l’égalité entre les sexes de l’université de Kobe.

Le débat, auquel ont assisté une centaine d’enseignants et d’étudiants, s’est axé sur les obstacles actuels à l’égalité entre les sexes dans les sciences et l’éducation au Japon et dans le monde.

Les participants ont partagé leur constat selon lequel l’éducation n’a pas encore l’efficacité nécessaire pour promouvoir une véritable égalité entre les sexes, car les stéréotypes sur le rôle des femmes dans la société restent très vivaces. Ils en ont conclu que des mesures volontaires s’imposaient au plan politique, mais aussi au niveau mondial dans l’entreprise, dans les processus de décision et dans les médias afin d’instaurer une plus grande parité entre les hommes et les femmes.

« Il n’existe pas de solution unique, mais nous devons impliquer plus systématiquement les femmes pour commencer à faire avancer les choses », a déclaré Irina Bokova.

En conclusion, elle a félicité le Gouvernement Japonais d’avoir mis en place des mesures publiques de promotion d’un système spécial de soutien destiné aux femmes dans la recherche, qui propose des formations visant à offrir plus d’opportunités aux femmes jeunes et talentueuses dans la recherche scientifique. Elle a en outre salué l’engagement pris par l’université de Kobe et matérialisé  par l’instauration, en 2010, du projet de formation des femmes dans la recherche « à la mode de Kobe ».

En conclusion de sa visite, la Directrice générale a participé à une table ronde organisée par la Plate-forme du patrimoine culturel dans le Kyoto de demain, au côté de son président, M. Koïchiro Matsuura, de M. Raitei Arima, directeur de l’association bouddhiste de Kyoto, de M. Keiji Yamadan, gouverneur de la préfecture de Kyoto, de M. Daisaku Kadokawa, maire de Kyoto, et de M. Ghenshitsu Sen, ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO.

La plate-forme a débattu du lien intrinsèque entre le patrimoine mondial et le patrimoine culturel immatériel, lien incarné par la tradition vivante de la ville et qui motive l’engagement de la communauté de Kyoto ainsi que son action volontaire dans le domaine de la prévention des risques de catastrophe.




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