22.05.2013 - ODG

L’UNESCO célèbre le cinquantenaire de l’Union Africaine

© African Union -African Union 50th anniversary logo

Pour 21ème Sommet de l’Union Africaine, qui se tient du 19 au 27 Mai à Addis Ababa, la Directrice Générale de l’UNESCO, Irina Bokova, adresse ses félicitations à toutes les femmes et les hommes africains à l’occasion du 50ème anniversaire de l’Union Africaine.

« L’Union Africaine est une force de solidarité et de paix à travers le continent », a déclaré Irina Bokova. « En  50 ans, elle a promu une Afrique plus intégrée et plus prospère, et joue un rôle essentiel aujourd’hui à l’heure où l’Afrique est en pleine croissance.  L’UNESCO a toujours soutenu la cause de l’unité africaine et continuera de promouvoir la coopération panafricaine et la renaissance africaine ».

L’Afrique est l’une des deux priorités globales de l’UNESCO, et l’Organisation a travaillé en contact étroit avec l’Union Africaine depuis sa création, en soutien de son travail d’intégration, de coopération panafricaine et de développement inclusif.

L’UNESCO a notamment contribué au lancement des Conférences Régionales des Ministères de l’Education et des Ministères des Sciences et des Technologies, qui ont servi de base à la Conférence de l’Union Africaine des Ministres de l’Education. Le soutien de l’Organisation aux objectifs de l’éducation de l’Union Africaine a été renforcé par la création du Bureau Régional UNESCO pour l’Education en Afrique, à Dakar, au Sénégal (BREDA). Ce soutien s’exprime également par l’aide à la planification de l’éducation et au renforcement des capacités à la formation des enseignants et au développement de curricula.

L’éducation des femmes a été toujours fait partie des priorités partagées. En 1993, l’UNESCO a organisé la première Conférence Panafricaine sur l’Education des Femmes au Burkina Faso et a créé, en partenariat avec l’Union Africaine, un centre spécialisé sur le sujet à Ouagadougou.

L’UNESCO a été la première agence des Nations Unies à porter son concours aux mouvements de libération nationale sur le continent dans les années 70, à travers un  Bureau Régional à Lusaka. L’Organisation a ainsi établi un programme spécial pour une Afrique du Sud  libérée de l’apartheid.

Le soutien à la grande richesse de la diversité culturelle africaine ainsi que des langues africaines, a toujours été un pilier de la coopération entre l’UNESCO et l’Union Africaine pour renforcer la cohésion sociale et promouvoir un développement inclusif et durable.

L’UNESCO a lancé son programme phare Histoire Générale de l’Afrique en 1964, une année seulement après la création de l’Organisation de l’Union Africaine, pour expliquer et préserver l’histoire, les traditions et les cultures de l’Afrique et les partager avec le monde, en soulignant la grande contribution des populations africaines à l’humanité entière.

L’Histoire Générale de l’Afrique a donné un nouvel élan à l’intégration sur le continent en apportant une nouvelle vision du passé. La première phase du projet s’est achevée en 1999, avec la publication de huit volumes traduits en 13 langues. L’adaptation pour l’utilisation pédagogique de la collection a été lancée en 2008, et les volumes traduits en portugais. Actuellement l’UNESCO est en train de lancer un 9ème volume sur l’historie récente, avec le soutien du Brésil en étroite coopération avec des experts africains.

« La coopération de l’UNESCO avec l’Union Africaine se construit sur des valeurs partagées, sur des objectifs communs et sur une claire vision de l’avenir du continent comme un leader dynamique et global », affirme la Directrice Générale.

La collaboration avec l’Union Africaine se concentre aujourd’hui sur plusieurs aspects fondamentaux : promotion des objectifs des états africains pour l’accès une éducation de qualité à tous ses citoyens ; renforcement des capacités pour la culture de la paix à travers le continent sur la base du dialogue et de la réconciliation ; développement des sciences et de la technologie pour le développement durable du continent. La promotion des medias et la formation des journalistes est un autre domaine d’action, comme la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel et de la diversité des expressions culturelles à travers le continent.

La jeunesse africaine est une priorité fondamentale de toutes les actions de l’UNESCO à travers le continent, via la Stratégie pour la Jeunesse Africaine pour le renforcement des compétences, la participation civique et la promotion des voix des jeunes.

Tout ce travail s’effectue sur la base des objectifs établis par l’Union Africaine, et précisés notamment dans le plan d’action consolidé pour les sciences et les technologies en Afrique, la Deuxième Décennie de l’Education pour l’Afrique (2006-2015), la Charte de la Renaissance Culturelle Africaine.

L’UNESCO s’est fortement impliqué dans plusieurs événements phares comme le Forum Africain sur la Science, la Technologie et l’Innovation pour le Développement de la Jeunesse, le Capital Humain et la Croissance Inclusive, qui a eu lieu à Nairobi, Kenya, du 1er au 3 Avril 2012, organisé avec l’Union Africaine, la Banque de Développement Africaine, la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique et l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique. Du 26 au 28 Mars 2013, l’UNESCO, l’Union Africaine et le Gouvernement d’Angola ont organisé le Forum Panafricain sur les Sources et les Ressources pour une Culture de la Paix, au Luanda.

Dans le domaine de la culture, l’UNESCO et l’Union Africaine travaillent ensemble à la sauvegarde du patrimoine culturel – matériel, immatériel et documentaire – de l’Afrique, y compris dans des situations de conflits, comme au Mali. Parmi ces initiatives, le renforcement des capacités des institutions culturelles africaines et le soutien aux industries culturelles et aux événements, comme le 23ème Festival du Film et de la Télévision Panafricain d’Ouagadougou (FESPACO), tenu en février dernier au Burkina Faso.

L’UNESCO a récemment renforcé la coopération avec le Centre International pour la Recherche et la Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines (CERDOTOLA), basé à Yaoundé, Cameroun, afin de protéger et promouvoir les langues africaines et le patrimoine africain parmi ses états membres (Angola, Burundi, Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo, République Démocratique du Congo, Guinée Equatoriale, Rwanda et Sao Tomé et Principe).

« Ce Jubilée d’Or est un moment important pour l’Afrique et pour le monde », a déclaré la Directrice Générale. « C’est un moment privilégié pour célébrer et aborder avec confiance et détermination le travail de consolidation de la croissance africaine. L’UNESCO sera aux côtés de l’Afrique à chaque étape de ce processus ».




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