30.05.2016 - Africa Department

L’UNESCO ouvre ses portes à la beauté du continent africain

Comme chaque année, l’UNESCO célèbre le continent africain en lui rendant hommage à travers une série d’événements qui visent la promotion d’une Afrique source de richesse culturelle et artistique.

Cette exposition est également l’occasion de rendre hommage à la nature dans sa pure essence et notamment à l’Afrique du Nord. Mme Nezha Alaoui, artiste marocaine, nous parle d’une nature vivante qui s’exprime de manière poétique et qui raconte l’histoire d’un pays qui considère les frontières imposées par le colonisateur de manière fictive. Merouane Slimani (Algérie) et Chiraz (Tunisie) font du végétal l’élément phare de leurs expositions. Cette dernière, en particulier, évoque l’image d’une femme-créatrice qui croît et se développe harmonieusement à travers trois branches représentant les quatre saisons de l’année.

En Afrique de l’Est, Mme Nicola Risley, artiste peintre kenyane, rend hommage à la dignité et à la beauté des Samburu, cousins éloignés des Massaï ainsi qu’aux animaux. Son style est typiquement africain : elle reflète les couleurs et l’esprit d’un continent très diversifié. Plusieurs détails révèlent la force et la fierté de ces sujets, qui vont des colliers aux perles des jeunes filles non mariées aux cheveux teints en ocre-rouge des guerriers de la tribu, lorsqu’un homme atteint sa maturité. De même, les tons et les nuances employés illustrent bien les origines tanzaniennes d’Emma Mnaya-Buzy. Les peintures, sculptures et mosaïques sont des créations inspirées par des compositions poétiques de Mère nature. Des pigments de synthèse ainsi que l’acrylique associés aux techniques de linogravures figurent dans beaucoup de ses œuvres. Les sculptures sont réalisées dans un processus continu de découverte, une activité forte dynamique qui lui permet de recycler et ainsi de transformer des matériaux nobles et synthétiques.

En visitant l’exposition, on se retrouve nez à nez face à la Penseuse de Rose-Marie Courant, française africaine dans l’âme qui partage des liens étroits avec le Libéria ainsi qu’à l’artiste peintre centrafricain Dolphino Mfundu qui à travers ses peintures numériques nous offre l’image d’une femme forte, pierre angulaire de la société africaine. Le toile de la tente de la confrérie Baye Fall placée entre l’objectif de sa caméra et la rue dakaroise, permet à Mabeye Deme de retranscrire le temps qui s’écoule sans cesse. L’une de ses photos permet de capter l’image d’une femme en mouvement tournant le dos à la camera. Elle est le symbole de la société matriarcale africaine.

Les œuvres de ces artistes nous donnent l’espoir d’éradiquer toute forme de violence et de discrimination envers les femmes afin qu’elles puissent participer pleinement à l’émergence du continent africain.

 




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