Développement durable et croissance économique

Malgré les progrès enregistrés sur le plan de la croissance économique, l’Afrique continue de présenter le paradoxe d’une pauvreté massive dans un continent riche de ressources humaines et naturelles. Plusieurs raisons d’ordre économique, politique, social, culturel, environnemental et technologique sont évoquées pour expliquer ce paradoxe. Force est de constater que la plupart des économies africaines restent dépendantes d’un nombre limité de produits à faible valeur ajoutée, qu’elles sont largement tributaires de l’aide extérieure pour ce qui est du financement du développement, et que les échanges intra-africains sont faibles en dépit de la volonté affichée de promouvoir l’intégration régionale des économies et des marchés.
Par ailleurs, essor économique, rayonnement intellectuel et innovations techniques ou socio-organisationnelles vont de pair et se renforcent mutuellement.
L’immatériel représenté par le software, les processus socio-organisationnels et, de façon générale, la science et la technologie, jouent un rôle prépondérant par rapport aux matières premières : le savoir est devenu la plus importante des matières premières et l’accès et le partage des connaissances constituent un enjeu important. La science et la technologie jouent un rôle capital.
Les défis multidimensionnels liés au changement climatique sont également à prendre en considération tout comme la biodiversité et les questions environnementales dans le contexte des économies vertes et bleues.
Les industries culturelles qui contribuent aussi de manière de plus en plus significative au développement des économies africaines méritent d’être valorisées et placées au rang des secteurs économiques les plus dynamiques.
Pour ce faire, il est important de les rendre visibles et d’affirmer à travers des données factuelles leur contribution à la croissance économique.

Action de l'UNESCO

L’UNESCO accompagnera les États africains, l’Union africaine et les communautés régionales dans la mise en œuvre des politiques et programmes favorisant l’intégration aux niveaux régional et continental. Il s’agira, en l’occurrence, des programmes qui renforcent la cohésion intercommunautaire par-delà les frontières nationales à travers l’éducation et la culture, favorisent la gestion pacifique des ressources transfrontalières et le partage des savoirs, et de ceux qui promeuvent la coopération intellectuelle entre les États.
Accroître la part de l’Afrique dans la production scientifique mondiale est un défi majeur si le continent veut être un participant actif au marché mondial. Il est aujourd’hui impératif pour les pays africains de promouvoir la production et la reconnaissance des connaissances et savoirs par les Africains ainsi que la valorisation des savoirs et systèmes de connaissance endogènes liant culture et développement. L’UNESCO peut contribuer de manière significative à améliorer la collecte et l’analyse des données statistiques en la matière.

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