09.04.2014 - ODG

Le Burkina Faso et l’UNESCO s’unissent pour l’Education des Filles et des Femmes en Afrique

© UNESCO/P. Chiang-Joo - The Director-General of UNESCO and the Minister of Secondary and Higher Education of Burkina Faso sign an agreement for the renewal of the International Centre for Education of Girls and Women in Africa (CIEFFA). UNESCO Paris, 9 April 2014

La Directrice-générale Irina Bokova et le ministre des enseignements secondaire et supérieur du Burkina Faso, le Professeur Moussa Ouattara ont signé un accord de reconduction du Centre International pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique (CIEFFA), ce mercredi 9 avril au siège de l’UNESCO.

Affirmant que la présence du Ministre Ouattara reflétait l’engagement du Burkina Faso en faveur de l’éducation des filles et des femmes, Mme Bokova s’est réjouie de la coopération entre le CIEFFA et l’UNESCO depuis une décennie, citant des récentes initiatives portant sur la formation des jeunes en entreprenariat social et culture de la paix, ainsi que dans le domaine de la petite enfance.  

« J’ai pu apprécier le dévouement de toute l’équipe lors de ma visite en au CIEFFA en février 2013, et mesurer l’étendue de la tâche pour répondre aux besoins des filles et des femmes en Afrique. Parler de la scolarisation n’est pas suffisant ; sans la qualité de l’éducation, nous ne réaliserons pas le développement durable que nous voulons. Les avancées sont significatives mais il reste de grands défis. Le renouvellement de cet accord nous offre la possibilité de travailler ensemble, dans votre pays, et au niveau régional, pour l’égalité des chances.»

Le Ministre a affirmé que le « Burkina Faso a fait de l’épanouissement de la jeune fille son credo», notant que la visite de la Directrice-générale au Burkina Faso avait fait passer un message fort sur le « pouvoir de l’éducation des filles et des femmes pour l’élimination de la pauvreté et la réalisation de la paix et du développement durable. ». Il a fait part d’un projet du Gouvernement pour ouvrir un lycée scientifique uniquement pour filles avec un internat, qui assurera également la formation des enseignantes, indiquant que cette institution pourrait cohabiter avec le CIEFFA.  Autre exemple de soutien clair en faveur de l’éducation des filles, la création récente de 300 bourses réservées aux filles ayant obtenu leur baccalauréat.

La Directrice-générale a fortement encouragé le renforcement de la coopération dans le domaine de la promotion de l’éducation scientifique et technique pour les jeunes filles et les femmes, l’éducation non-formelle pour les jeunes filles non-scolarisées ou déscolarisées. «Ce sont des domaines d’action majeurs pour l’autonomisation, l’accès à de meilleurs emplois et leur pleine participation au développement de leurs sociétés.» Elle a par ailleurs salué l’engagement du Président Compaoré et de la première dame Chantal Compaoré, faisant référence à la participation de cette dernière à la Commission du Statut de la Femme à New York en mars dernier, et à son plaidoyer contre les mutilations génitales féminines ainsi que ses efforts de sensibilisation à travers les programmes d’enseignement secondaire.

Le CIEFFA a été reconnu comme Centre de Catégorie 2 auprès de l’UNESCO lors de la 33ème session de la Conférence générale en 2005. Ses actions portent sur le plaidoyer, le renforcement des capacités, et la production d’outils et de guides pédagogiques.

 

 




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