03.09.2012 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne l’assassinat du journaliste somalien Mohamud Ali Keyre

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déploré aujourd’hui l’assassinat du journaliste Mohamud Ali Keyre à Mogadiscio au début du mois et a appelé à prendre des mesures visant à améliorer la sécurité des professionnels des médias en Somalie.

            « Je suis consternée par la nouvelle de la mort violente de Mohamud Ali Keyre » a dit la Directrice générale. « Il est essentiel que les autorités fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour endiguer la violence entraînant la perte de nombreux civils en Somalie, y compris un nombre choquant de professionnels des médias. Les journalistes doivent être en mesure de tenir le public informé sans craindre pour leur vie. Une presse libre et indépendante constitue une contribution essentielle au dialogue et à la réconciliation nationale en Somalie. Elle est également nécessaire à la démocratie et à l’Etat de droit. »

            Mohamud Ali Keyre a été tué d’une balle tirée à la tête le 12 août. Agé de vingt-trois ans, le journaliste écrivait pour le site d’informations horyaalmedia.com. Il avait travaillé dans le passé pour la station de radio Voice of Democracy, basée à Mogadiscio, mais avait dû fuir au Kenya suite à des menaces de mort. Les médias rapportent qu’il est retourné récemment à Mogadiscio, ayant estimé que la situation sécuritaire dans la capitale somalienne s'était améliorée.

            Au total, dix-huit journalistes ont été tués en Somalie depuis 2009. Un site en leur mémoire leur est dédié : l’UNESCO condamne l’assassinat de journalistes.

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Contact média : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0)1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».




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