12.11.2012 - UNESCO Office in Dakar

L'enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest et du Centre: comment assurer la qualité ?

Université de Bamako, Mali ©photo AMAP-Mali

La gouvernance et l'assurance qualité dans l’enseignement supérieur en Afrique centrale et de l’Ouest sera débattue à Dakar, Sénégal, du 14 au 17 novembre 2012.

L’UNESCO-Dakar, DAAD (l’Agence allemande d’échanges universitaires) et l'Institut international de planification de l‘éducation (IIEP) réunissent une centaine d’experts et décideurs régionaux et internationaux d'Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest pour entamer une réfléction sur ce thème.

Les participants représenteront les ministères, les agences et les universités, les syndicats étudiants et les employeurs.

Ils réfléchiront sur le thème « Réforme de la gouvernanceet l'assurance qualité dans l’enseignement supérieur : quelles politiques pour quels effets ? ».

« L’objectif de la conférence de Dakar est de permettre aux responsables politiques et aux autres parties prenantes du domaine de l’enseignement supérieur de discuter afin de développer une vision partagée de l’Assurance Qualité pour toute la région de l’Afrique centrale et de l’ouest », déclare Hassana Alidou, Chef de Section, l’Enseignement Supérieur au Bureau régional de l’UNESCO à Dakar.

“L’Assurance Qualité, souligne Stefan Bienefeld de DAAD, « ne doit pas être considéré comme un but à atteindre mais plutôt comme un outil pour améliorer la qualité, accroître la transparence et créer la confiance entre les intervenants et les institutions d’enseignement supérieur. Elle peut faciliter la mobilité transfrontalière des personnels, des étudiants et de la main d’œuvre – il s’agit d’un atout de compétitivité pour l’ensemble de la région ».

 Une plateforme d’échange

Cet évènement devrait aboutir à la mise en place d’une plateforme facilitant l’échange d’expériences avec des experts et des professionnels de haut niveau du domaine de l’Assurance Qualité en provenance d’autres régions d’Afrique et d’Europe.

DAAD peut bâtir sur sa grande expérience dans de tels processus. Dans le cadre de son Programme DIES (Dialogue sur des stratégies novatrices dans l’enseignement supérieur), DAAD a coopéré étroitement avec des institutions partenaires d’Amérique centrale et d’Afrique de l’Est dans la mise en place et la consolidation des systèmes d’assurance qualité. Les interventions on porté sur les normes, procédures, les lignes directrices. Elle peut dès lors faciliter le développement d’une approche régionale de l’assurance qualité.

 La présentation d’exemples illustrant les bonnes pratiques et d’initiatives conjointes Europe-Afrique devrait ouvrir la voie à des actions conjointes qui permettront d’harmoniser les efforts requis par les réformes et d’améliorer la qualité de l’enseignement supérieur en Afrique centrale et de l’ouest.

Un rôle crucial

La Conférence DAAD/UNESCO identifiera des exigences spécifiques pour le renforcement des capacités en gouvernance et assurance qualité dans l’enseignement supérieur. 

« Cette réunion revêt pour nous une importance tout à fait capitale » souligne quant à elle Ann Therese Ndong-Jatta, Directrice de l’UNESCO-Dakar.

« Dans la nouvelle dynamique mondiale de mise en place d’une société dont le moteur principal est le savoir, il est évident que l’enseignement supérieur, y compris la recherche menée dans les universités et les instituts, joue un rôle crucial dans le développement des pays » poursuit Ndong-Jatta.

Relever de multiples défis 

Selon Michaela Martin de l’Institut International de Planification de l’Education (IIPE), l’enseignement supérieur dans les pays francophones d’Afrique est confronté à de multiples défis parmi lesquels :

  • une croissance très forte des effectifs d’étudiants,
  • une baisse significative des dépenses moyennes par étudiant, des administrations peu ou mal outillées pour définir des politiques soutenables à moyen et long terme ;
  • des attentes grandissantes sur la contribution de l’enseignement supérieur au développement national.

Afin de faire face à cette situation, beaucoup de pays ont initié des réformes de gouvernance pour une gestion plus efficace, des répercussions sur la pertinence de l’offre de formation, et enfin une meilleure capacité des universités à contribuer au développement individuel et au niveau des pays.

Recherche dans quatre pays

C’est précisément pour appuyer ces réformes que IIPE a mené une recherche dans quatre pays - le Burkina Faso, le Cameroun, le Maroc et le Sénégal - qui ont conduit d’importantes réformes de leur cadre national de gouvernance.

La recherche de l’IIPE vise à étudier la nature des réformes de gouvernance entreprises par ces pays ainsi que leurs effets sur la gestion et le fonctionnement des universités.

Elle s’attache aussi à savoir si les résultats visés par les réformes ont été atteints, ce qui permettrait de mesurer leur efficacité et d’identifier les conditions favorisant leur mise en place.

Cette conférence est le résultat d’une coopération entre le Bureau régional de l’UNESCO à Dakar et DAAD. Elle promeut la coopération nord-sud et sud-sud dans l’enseignement supérieur en Afrique.




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