08.05.2014 - UNESCO Office in Dakar

L’apport des médias pour la démocratie sénégalaise

Mr Jean-Pierre Ilboudo, Conseiller régional pour la Communication et l'Information à l'UNESCO Dakar lors de la cérémonie d'ouverture au Grand Théatre de Dakar ©UNESCO

Dans son allocution pour la Journée mondiale de la liberté de la presse, Mme Ann Therese Ndong-Jatta, Directrice du Bureau multisectoriel régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest/Sahel a affirmé : « Nul n’ignore l’apport qualitatif des médias, dans la construction de la Démocratie Sénégalaise. » La Journée mondiale de la liberté de la presse s’est tenue Samedi 3 mai 2014 au Grand Théâtre National et a rassemblé des professionnels de la presse et des étudiants.

« Les journalistes sont indispensables à l'exercice de notre droit de savoir et ils doivent, par conséquent, jouir d’un environnement propice à la promotion de la démocratie et au développement des médias », a-t-elle ajouté.

Mme Ndong-Jatta a également souligné la responsabilité que dont doivent faire preuve les journalistes : « Le journaliste doit respecter la dignité Humaine, la vie privée du citoyen, être plus rigoureux dans le traitement de l’information et éviter de diffuser des propos pouvant porter atteinte à l’ordre public ».

Cette année, le thème de la Journée mondiale de la liberté de la presse était : « La liberté des médias pour un avenir meilleur : contribuer à l’agenda de développement post 2015 ».

Une opportunité unique

Dans leur message conjoint adressé à la communauté internationale, M. Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, et Madame Irina Bokova, Directrice Générale de l'UNESCO, expliquent la particularité de ce thème : « cette année, la communauté internationale a une occasion, qui ne se présente qu'une fois en une génération, de préparer pour le développement durable un programme à long terme qui succédera aux Objectifs du Millénaire pour le Développement lorsqu'ils arriveront à terme en 2015 ».

Pour se faire, l’Etat a besoin de la presse, et la presse de liberté : « La bonne exécution de ce programme exigera que toutes les populations jouissent des droits fondamentaux à la liberté d'opinion et d'expression. Ces droits sont essentiels à la démocratie, la transparence, l'obligation redditionnelle et l'Etat de droit. Ils sont vitaux pour la dignité humaine, le progrès social et le développement inclusif ».

71 journalistes tués en 2013

Ce 3 mai a aussi été une occasion pour l'UNESCO et ses partenaires nationaux et internationaux de rendre hommage aux journalistes tués en 2013 dans l'exercice de leur métier. Selon l’ONG Reporters Sans Frontières, 71 journalistes ont été tués en 2013 dans l’exercice de leurs fonctions.

Pour marquer cette journée, l'UNESCO, en collaboration avec la réalisatrice sénégalaise Diabou Bessane, a produit et projeté un film documentaire sur les pionniers de la presse sénégalaise. Ces journalistes sont revenus sur les principes de base de ce métier mais ils ont surtout encouragé la nouvelle génération de journalistes à adopter les bonnes pratiques du journalisme.

Par ailleurs, une conférence-débat sur le thème : « Pour un journalisme viable et professionnel : médias libres, Etat de droit et développement durable (post 2015) », animée par M. Mouminy Camara, enseignant chercheur au CESTI Dakar (Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information) et M. Ibrahima Kh. Ndiaye, Secrétaire Général du SYNPICS (Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal) s’est tenue pendant la journée. Un sujet qui a suscité une véritable interaction entre les journalistes et les étudiants.

Enfin, la troupe théâtrale « Espoirs de la Banlieue » s’est produite devant l’assistance, offrant une performance très appréciée sur la liberté de la presse.




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