15.09.2014 - ODG

La recherche scientifique, moteur de la Renaissance africaine

© UNESCO

Le 15 septembre 2014, lors de sa visite officielle en Guinée équatoriale, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a participé à la deuxième cérémonie de remise du Prix international UNESCO-Guinée équatoriale pour la recherche en sciences de la vie (2014).

La cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la Guinée équatoriale, M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et de nombreux chefs d'état, parmi lesquels le Président de la Mauritanie et président en exercice de l’Union africaine, ainsi que les présidents du Congo, du Bénin, de Sao Tome et Principe, du Kenya, et le Premier Ministre du Gabon, de hauts représentants de la Côte d'Ivoire et du Rwanda.

« Il n'y a pas de développement, et pas de développement durable sans la science et la recherche, » a déclaré la Directrice générale dans son allocution liminaire.

« La présence de tant de chefs d'état est le signe évident de la mobilisation de la communauté internationale et de l'Afrique en particulier pour accélérer la recherche, » a déclaré le Président de la Guinée Équatoriale, annonçant par ailleurs un don de 2 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la lutte contre Ebola. « La science est un patrimoine de l'humanité et chacun devrait y avoir accès, sans distinction, » a-t-il poursuivi.


Les lauréats du Prix sont les professeurs Hossein Baharvand (République islamique d'Iran), de l’Institut Royan pour la technologie et la biologie des cellules souches, M. André Bationo (Burkina Faso), Président de « Action for Integrated Development », et l’Institut de médecine tropicale Alexander von Humboldt (Pérou). Chacun des lauréats s'est exprimé sur ses recherches.

« La recherche est une arme stratégique et l'Afrique ne peut pas laisser les autres décider son financement et donc de son orientation, »a notamment souligné le Pr Bationo.

« L'investissement dans la recherche scientifique n'est pas un luxe, mais un canal par lequel les problèmes majeurs peuvent trouver leur solution, et tout en participant à l'enrichissement du patrimoine scientifique mondial, l'instauration de ce prix participe à l'esprit de la nouvelle Afrique, du panafricanisme et de la renaissance africaine, » a notamment souligné le président du Bénin, M. Boni Yayi, appelant à la création d'un centre pour la recherche contre les épidémies en Afrique, voulu par l'Union africaine.

« L'Afrique a les moyens de participer à la révolution ‎scientifique mondiale. Des scientifiques africains sont présents dans les plus grands laboratoires mondiaux, et ont reçus les plus grandes distinctions. L’Afrique doit compter sur ses propres talents pour accélérer son essor, » a ajouté le président de l'Union africaine, M. Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la Mauritanie.

La Directrice générale a souligné l’engagement de l’UNESCO « à soutenir la recherche, la coopération internationale, pour créer des institutions, des laboratoires, des universités capables de répondre aux exigences de la science moderne, pour élargir le vivier des jeunes chercheurs qui participent à l’amélioration de nos connaissances et donc de nos vies. »

En marge de la cérémonie, une table ronde des chefs d'état et une conférence scientifique étaient organisées pour accélérer la mobilisation politique et scientifique contre les pandémies et la propagation du virus Ebola en Afrique de l'ouest. Ces discussions, organisées par l’UNESCO, ont rassemblé de nombreux experts et universitaires, dont le professeur Luc Montagnier, lauréat du prix Nobel, le Dr Ki Zerbo, coordinateur de l'OMS pour l'Afrique Centrale, les Pr Eholie (Abidjan), Opara (Afrique du Sud). 

La Directrice générale et le Président de la Guinée équatoriale, M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo‎, ont également eu un entretien de travail pour évoquer différents sujets d'intérêt commun dans l'ensemble des domaines de coopération de l'UNESCO, et notamment le renforcement des capacités humaines et scientifiques dans le pays, à travers le soutien à l'observatoire scientifique de Malabo, instauré par décision de l'Union Africaine.

 




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