03.07.2013 - UNESCO Office in Dakar

La formation en gestion des systèmes éducatifs apportent des bénéfices au ministère sénégalais de l’Éducation

Oumar Babacar Diarra, chef de la division suivi-évaluation, Direction de la planification et de la réforme de l’éducation @UNESCO/Jonathan Jourde

Six mois seulement après le lancement de la 6ème promotion de la formation Politique Sectorielle et Gestion des Systèmes Educatifs (PSGSE), les enseignements dispensés portent déjà leurs fruits au Ministère de l’Education du Sénégal. En effet, sur les 42 étudiants inscrits, 15 sont des Sénégalais, dont 7 cadres issus de la Direction de la Planification et de la Réforme de l’Education (DPRE) du Ministère de l’Education.

La division suivi-évaluation de la DPRE, dirigée par Oumar Babacar Diarra, est responsable du suivi et de l’évaluation des résultats obtenus par la politique éducative à travers la publication d’un rapport annuel de performance. Jusqu’à l’année dernière, trois rapports différents étaient réalisés, ce qui rendait l’exercice complexe et grand consommateur de ressources. Les partenaires techniques ont demandé une simplification et une harmonisation de l’exercice dans son ensemble.

Une adaptation aux besoins réels

« La formation PSGSE est arrivée au moment idéal pour nous permettre de revoir nos instruments de suivi-évaluation » apprécie M. Diarra. Sous son impulsion, certains outils appris lors des cours sont actuellement utilisés dans la nouvelle formule du rapport annuel. Le rapport annuel de performance 2013 contient désormais une série d’indicateurs issus de la formation tels que le profil de scolarisation, le profil de rétention ou le coefficient d’efficacité interne.

« Bien que nous connaissons en partie beaucoup d’aspects théoriques de l’analyse sectorielle, le programme de formation nous permet d’acquérir des outils concrets, c’est en cela qu’il apporte une vraie valeur ajoutée » poursuit M. Diarra.

La formation est co-organisée par le Pôle de Dakar et la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. La formation, dispensée principalement à distance, s’adresse à des cadres africains francophones en emploi. La 6ème promotion de PSGSE a débuté au mois de décembre 2012 et devrait s’achever en avril 2014.

Une volonté nationale d’appropriation

Dès l’an prochain, d’autres enseignements de la formation pourraient être utilisés pour définir des critères plus équitables d’allocation des ressources publiques d’éducation. Cependant, les cadres du ministère sont réalistes et ne pensent pas que le chemin le plus court vers le progrès consiste à réformer les pratiques dans la précipitation.

« Nous avons cherché à ne pas pécher par excès d’ambition » confie M. Diarra, « il faut aussi prendre le temps de partager les nouveaux outils avec les collègues qui ne suivent pas la formation ». Le transfert des savoirs s’inscrit dans une politique de longue durée.

Selon M. Diarra, un autre avantage de la formation consiste à mieux gérer les prestataires externes intervenant dans le champ de l’analyse sectorielle. « La PSGSE sert de référentiel » ajoute-t-il. En transmettant des normes et standards de qualité, la formation fournit les outils aux cadres pour mieux définir le travail qu’ils ont commandé, suivre et faciliter le travail des consultants.

La première évaluation de l’expérience de formation des cadres du ministère de l’Éducation au Sénégal offre un bilan positif. Elle montre que le renforcement des capacités est possible et que les voies de progrès sont multiples lorsqu’elles sont portées par une réelle volonté nationale.

Cet article est une version éditée d’un article publié dans le magazine semestriel du Pôle de Dakar, une Unité d'analyse du secteur de l‘éducation mis en place au sein du Bureau de l'UNESCO à Dakar.




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