08.03.2017 - Libreville Office

Vers la création d’un réseau de femmes pour la culture de la paix

© UNESCO

A l’occasion de la célébration de l’édition 2017 de la Journée internationale de la femme, 08 mars, plus de 200 femmes du Gabon se sont engagées pour la création d’un réseau national pour la culture de la paix et le développement durable. Ceci s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Appui à la contribution des femmes pour la promotion de la culture de la paix et des objectifs du développement durable au Gabon » initié par le Médiateur de la République et soutenu par le Système des Nations Unies.

Dans le prolongement de la Campagne des jeunes pour la promotion de la Culture de la paix en Afrique centrale « Des mots différents, une seule langue : la Paix », lancé au Gabon le 09 juillet 2016 par le Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCOP), le Réseau des organisations de jeunesse africaine leaders des Nations Unies au Gabon (ROJALNU-Gabon) et le Conseil national de la jeunesse du Gabon (CNJG), avec le soutien du Système des Nations Unies, le Bureau Régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA) et de l’UNESCO, l’initiative du Médiateur de la République, soutenue par le Système des Nations Unies, entend, tout au long de l’année 2017, appuyer des projets et des activités de femmes issues, entre autres, des organisations de la société civile, du monde artistique, culturel et scientifique destinés à promouvoir les conditions d’un savoir-vivre ensemble harmonieux et pacifié. 

Première séquence de ce large projet annuel, la célébration de la Journée internationale de la femme a été marquée par deux activités majeurs : une table-ronde sur « Le rôle des femmes dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits en vue de la construction d’une culture de la paix » et une soirée culturelle avec un concert de l’artiste gabonaise Annie-Flore Batchiellilys.

Les officiels à la table-ronde - © UNESCO

Outre le Médiateur de la République, Madame Laure Olga Gondjout, la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, Madame Marie-Evelyne Petrus-Barry, les activités marquant cette célébration ont été rehaussées par la présence de la Présidente du Conseil économique et social, Madame Georgette Koko.

Vue des participants à la table ronde - © UNESCO

En ouverture de la table-ronde, Madame la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, s’est faite le porte-voix du message du Secrétaire général des Nations Unies ; message dans lequel ce dernier souligne non seulement que « les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme (…). Le seul moyen de protéger les droits des femmes et des filles et de leur permettre de s’épanouir pleinement, c’est de les autonomiser » mais s’engage également à « faire en sorte que davantage de femmes participent [à l’action des Nations Unies] dans les domaines de la paix et de la sécurité. »

Prenant la parole à son tour, la Présidente du Conseil économique et social a déclaré : « C’est à nous femmes de faire valoir nos droits. N’attendons pas toujours que ce soit les hommes qui militent pour nos droits .»

Quant à Madame le Médiateur de la République, après s’être réjouie de la mobilisation massive des femmes mues par une « préoccupation commune : prévenir la violence ou la guerre, préserver, cultiver et entretenir la culture de la paix au Gabon», a rappelé que son « pays n’est pas à l’abri de l'incertitude. »

Après la séquence protocolaire, deux propos introductifs à la table-ronde ont été prononcés : le premier sur « La culture de la paix et de la non-violence et l’engagement des Nations Unies » par Monsieur Vincenzo Fazzino, Chef de Bureau et Représentant de l’UNESCO au Gabon ; le second sur « Le cadre normatif concernant le rôle des femmes dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits et l’engagement de la société civile » par Madame Pépécy Ogouliguendé, Coordonnatrice générale du Groupe de travail : Femmes leaders pour la paix et la sécurité.

Dans son propos, le Chef de Bureau et Représentant de l’UNESCO est revenu sur le rôle des Nations Unies, et de l’UNESCO en particulier, sur l’historique de création du mouvement mondial mais aussi du mouvement panafricain en faveur de la promotion de la culture de la paix par la mobilisation des membres de la société civile. Evoquant l’expérience de création, avec le soutien de l’UNESCO, des réseaux panafricains de fondations et de jeunes pour la culture de la paix, il a appelé à la création d’un réseau national de femmes du Gabon pour la paix et le développement durable.

La table-ronde à proprement parler qui a suivi ensuite a réuni six panélistes autour des quatre sous-thèmes.

Annie Flore lors de l’interprétation de sa chanson « Yitu » - © UNESCO

La célébration de cette Journée internationale de la femme s’est poursuivie et achevée par une soirée culturelle avec un concert de l’artiste Annie Flore Batchiellilys sous le titre « Mon amour Gabon » ; titre d’une chanson de l’artiste.

S’appuyant sur un répertoire choisi pour la circonstance, l’artiste a exhorté à la fraternité, à la solidarité et à l’unité en vue de la préservation et de la consolidation de la paix au Gabon.

Au terme de la soirée, Madame Marie-Évelyne Petrus-Barry, au nom du Système des Nations Unies, a invité à monter sur la scène les femmes qui voulaient s’engager pour la création du réseau national de femmes pour la culture de la paix et le développement durable ; près de 100 femmes ont spontanément répondu à cet appel, avec le soutien de plusieurs hommes présents. De la table-ronde à la soirée culturelle, au final, c’est près de 200 femmes qui auront été mobilisées pour la célébration de la Journée internationale de la femme. 




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