Autorégulation et éthique journalistique en Europe : nouveaux médias, vieux dilemmes

27 janvier 2011, UNESCO, Paris, salle IV

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Le Secteur Communication et information de l’UNESCO a organisé, le 27 janvier 2011 à Paris, une conférence consacrée à l’autorégulation et l’éthique journalistique en Europe. 

Cette rencontre a marqué la fin du projet
« Alignement sur les normes internationales dans le secteur des médias des pays d’Europe du Sud-Est », financé par la Commission européenne et mis en œuvre par l’UNESCO en collaboration avec le Réseau de l’Europe du Sud-Est pour la professionnalisation des médias (SEENPM), l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l’Alliance des conseils de presse indépendants d’Europe (AIPCE). Cette initiative s’inscrivait dans le prolongement de l’action menée par l’UNESCO pour promouvoir la transparence des médias via l’établissement de mécanismes d’autorégulation volontaires, reconnus comme étant l’un des piliers d’un environnement propice au rôle des médias en faveur de la liberté d’expression, de la démocratie et du développement.

Cette conférence, la dernière qui s'est tenue au titre du projet mentionné ci-dessus, a rassemblé des membres des conseils de presse, des médiateurs de presse, des rédacteurs et des journalistes, des universitaires, des représentants d’instituts médiatiques, de la société civile et d’organisations internationales travaillant dans le domaine de l’autorégulation. Ils ont engagé un dialogue sur la situation européenne en matière de normes professionnelles et d’autorégulation des médias et, en particulier, sur les défis posés aux démocraties émergentes et les nouveaux problèmes soulevés par Internet et les nouvelles technologies.

Au cours des discussions qui se sont déroulées sous l’égide de l’UNESCO durant ces trente derniers mois, l’unanimité s’est faite autour d’un principe clé : l’autorégulation joue un rôle pivot pour encourager un journalisme de qualité et respectueux des normes professionnelles les plus rigoureuses. Codes de déontologie, conseils de presse, médiateurs et responsables en charge des relations avec les lecteurs et les auditeurs ont fait la preuve de l’immense appui qu’ils représentent pour les journalistes en leur fournissant des orientations pratiques susceptibles de les guider dans leur travail quotidien. Les mécanismes et les outils d’autorégulation des médias peuvent aider les reporters, les rédacteurs et les organes de presse à se protéger des actions judiciaires, mais aussi leur permettre de faire le lien avec les usagers des médias et d’apporter une réponse appropriée à leurs plaintes.

L’autorégulation vise à favoriser le comportement éthique et le professionnalisme des journalistes, de telle sorte que le public bénéficie d’une information impartiale, exacte et fiable. L’autorégulation renforce par là même la responsabilisation des médias et la confiance des citoyens dans les journalistes et les organes d’information. Rien n’a changé en la matière. Qui plus est, en dépit des changements intervenus dans l’environnement médiatique à l’ère numérique, les journalistes demeurent souvent confrontés aux mêmes dilemmes éthiques que par le passé. Certes, l’autorégulation doit faire face à des défis qui étaient auparavant inconcevables, à mesure que l’essor d’Internet et des nouvelles technologies a bouleversé la pratique traditionnelle du journalisme. Il est donc impératif de promouvoir la réflexion et le débat sur ces questions en vue de garantir des formes de journalisme professionnel et éthiquement responsable dans les médias, en Europe et ailleurs.

Pistes de réflexion

Cliquer ici pour approfondir la réflexion sur les thèmes et questions explorés par les participants au cours de la conférence

Enregistrements des retransmissions

Cérémonie d’ouverture :

Transparence des médias en Europe :

Internet, vie privée, sécurité et normes professionnelles :

Expérience d’autorégulation :

Transparence des médias dans les démocraties européennes émergentes :

Session de clôture :

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