Thèmes de la conférence

  • Responsabilisation des médias en Europe
  • Internet, confidentialité, sécurité et normes professionnelles
  • L'expérience de l'autorégulation
  • Responsabilisation des médias dans les démocraties européennes émergentes

Pistes de réflexion

  • Comment les conseils de presse, les médiateurs de presse, les responsables en charge des relations avec les lecteurs et auditeurs devraient-ils traiter les plaintes relatives à des matériels publiés sur Internet ? Comment procéder pour adapter les codes de la presse en fonction de la pertinence grandissante du contenu diffusé en ligne ?
  • L’apparition des technologies numériques a modifié la règle du jeu dans l’univers des médias, entraînant la disparition des modèles d’activité existants et l’émergence de nouveaux modèles. Pour les médias traditionnels confrontés à la diminution de leurs recettes, il devient plus difficile de garantir une indépendance politique et économique. De plus, la « tabloïdisation », la quête du sensationnel et la partialité de la couverture médiatique semblent aujourd’hui générer de meilleurs profits et offrir, dès lors, des perspectives de plus en plus séduisantes pour certains journalistes et organes de presse. Ces problèmes mettent sérieusement en cause le maintien de normes professionnelles rigoureuses.
  • Propos haineux, commérages, accusations sans fondement et critiques ont également proliféré sur le réseau Internet, un phénomène grave auquel ont à faire face les mécanismes de transparence des médias.
  • Avec la prolifération du nombre d’acteurs qui sont désormais capables de créer des masses d’information plus volumineuses et de les diffuser, plus rapidement et par des canaux beaucoup plus nombreux que par le passé, à un auditoire infiniment plus diversifié, le contrôle éditorial des contenus en ligne est devenu une tâche particulièrement complexe. Face à cette situation inédite de décentralisation de l’information, la crédibilité et la fiabilité des contenus publiés sur Internet ont souvent été mises en question et l’alourdissement de la charge de travail qui en résulte a mis à rude épreuve les systèmes de transparence des médias, contraints de s’adapter et de se renforcer pour être à la hauteur du défi. Faut-il étendre le champ d’action des systèmes de transparence des médias à tous les sites Internet qui diffusent de l’information ? Dans quelle mesure un rédacteur en chef est-il responsable de certaines informations mises à disposition sur le site Internet d’un journal, telles que vidéos, messages sur tweeter, ou commentaires de lecteurs ? Tels sont quelques-uns des problèmes qui méritent réflexion.
  • Parmi les sujets de préoccupation ou de débat qui ont cours aujourd’hui, les dilemmes ou les conflits entre les flux croissants d’informations circulant sur Internet et le droit au respect de la vie privée occupent une place particulièrement importante. D’autres aspects qui sont souvent évoqués dans les discussions sur les risques potentiels des nouvelles technologies concernent les menaces qui pèsent sur la sécurité des utilisateurs ou sur la sécurité/l’intérêt national et les relations internationales par exemple. Il est capital de réfléchir à la façon dont les systèmes de transparence des médias peuvent répondre à ces questions complexes, notamment pour que les nouveaux médias puissent exploiter pleinement leurs possibilités en termes de liberté d’expression, tout en évitant de porter atteinte à d’autres droits humains et libertés civiles dans ce contexte de révolution numérique. Les dilemmes actuels sont, pour nombre d’entre eux, liés aux réseaux sociaux. Il est arrivé que des journalistes utilisent de tels réseaux comme source d’information et que des citoyens déposent plainte pour atteinte à la vie privée. Les conseils de presse ont, par conséquent, été conduits à revoir la notion de confidentialité et à examiner un nouveau type de questions relatives à la qualité des informations rapportées et à la responsabilité des journalistes ou des organes de presse en matière de vérification des informations diffusées par l’intermédiaire de réseaux sociaux. Les questions spécifiques qui se posent concernant, par exemple, l’auteur d’une information affichée en ligne, le cadre privé défini pour la diffusion de cette information et l’intérêt public qu’elle présente, font partie des aspects à prendre en compte dans ces nouveaux cas.
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