Atelier de l’UNESCO sur la protection de la vie privée et les réseaux sociaux au FGI

“La popularité croissante des applications de réseaux sociaux sur Internet pose de nouveaux problèmes en matière de protection de la vie privée et de liberté d’expression”, ont déclaré les participants à l’atelier sur la protection de la vie privée et les réseaux sociaux organisé par l’UNESCO à la cinquième réunion du Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI), le 15 septembre 2010 à Vilnius (Lituanie).

L’atelier présidé par Janis Karklins, sous-directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information, réunissait six intervenants : des représentants d’instances gouvernementales et d’organisations juridiques, ainsi que de l’industrie d’Internet et de la société civile. Il était suivi par une cinquantaine de participants présents sur place, mais aussi par des internautes de l’Afrique jusqu’en Asie grâce à la webdiffusion en direct. 

Les intervenants ont fait observer que les réseaux sociaux avaient établi de nouvelles relations en ce qui concerne l’échange de données personnelles entre les utilisateurs. Richard Allan, de Facebook, a déclaré : “Internet n’est pas un univers d’ordre. Il est complexe. Chacun est à la fois sujet et contrôleur des données. Les intérêts commerciaux et personnels se confondent.” Des problèmes cruciaux se posent : les gouvernements doivent faire appliquer le droit et si aucune loi n’existe, traduire les principes dans la législation ; les sociétés présentes sur Internet doivent protéger la vie privée et définir des normes et des politiques dans un environnement en ligne ; les internautes, en particulier les jeunes, doivent apprendre à protéger leur vie privée et leur liberté de parole. 

Les débats se sont centrés sur la définition de normes et de législations applicables, ainsi que sur l’échange de bonnes pratiques en matière de protection de la vie privée. La gouvernance démocratique de l’Internet devrait avoir pour objectif de protéger le droit des internautes à informer, à échanger et à contrôler leurs données personnelles. Comment garantir une protection et une sécurité raisonnables dans un continuum informatique ? Comment promouvoir la liberté d’expression dans ce même environnement global ? Beaucoup de participants se sont prononcés pour plus d’initiatives éducatives, comme l’utilisation d’outils de prévention en ligne. 

Pour l’UNESCO, la liberté d’expression et la protection de la vie privée sont des droits fondamentaux étroitement liés. L’exercice de ces droits se heurte à des problèmes en raison de la divergence des cadres juridiques entre le territoire en ligne et le territoire physique, étant donné la diffusion transnationale des réseaux sociaux. Par conséquent, l’UNESCO continuera à promouvoir la collaboration internationale entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile, afin d’encourager le dialogue et l’échange d’expériences entre les différents acteurs. 

Liste des intervenants à l’atelier de l’UNESCO :

  • Richard Allan Facebook,
  • Van Nistelrooij, Parlement européen
  • Ceren Unal, Université de Bilkent, Faculté de droit, Turquie
  • Rafael García, directeur du département international de l’Agence espagnole de protection des données
  • Ivo Corrêa, conseiller de la politique, Google Brésil
  • Kurt Opsahl, avocat de l’association de défense des internautes Electronic Frontier Foundation
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