Sensibilisation et discussions à l’échelle mondiale

L’UNESCO cherche en permanence à favoriser les débats mondiaux sur la liberté d’expression et sur les questions qui s’y rapportent, y compris celle de la vie privée, et ce à l’occasion de chaque Forum du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) et de chaque Forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI).

Les débats récents montrent qu’il faut continuer de suivre de nombreuses politiques et questions relatives à la réglementation concernant Internet et d’étudier les relations entre la liberté d’expression et d’autres valeurs et droits essentiels. Davantage d’efforts doivent être faits pour promouvoir un engagement plus large des citoyens et une responsabilité accrue des entreprises en matière de gouvernance de l’Internet. Représentants du secteur de l’Internet et États membres doivent collaborer pour assurer la transparence, promouvoir une approche multipartite et protéger la liberté d’expression en tant que droit fondamental de l’homme.

Alors que la popularité croissante des applications de mise en réseau social sur Internet fait émerger de nouvelles difficultés en matière de protection de la vie privée et de liberté d’expression, l’UNESCO a organisé plusieurs ateliers sur la protection de la vie privée et les réseaux sociaux, à l’occasion du Forum du SMSI et du FGI.

La discussion était centrée sur la définition d’une législation et de normes applicables et sur la manière de partager les bonnes pratiques en matière de protection de la vie privée. La gouvernance démocratique d’Internet doit viser à protéger le droit des internautes à renseigner, laisser et contrôler leurs données personnelles. Comment garantir une sécurité et un respect de la vie privée suffisants dans un continuum informatique ? Comment promouvoir la protection de la vie privée dans cet environnement mondial de liberté d’expression ? De nombreux participants ont appelé à plus d’initiatives en matière d’éducation, comme l’utilisation d’outils en ligne potentiels qui permettrait d’éviter les mauvaises surprises.

L’UNESCO considère que le droit à la liberté d’expression et le droit à la vie privée sont des droits fondamentaux interdépendants. La difficulté d’application de ces droits réside dans la disparité des cadres juridiques entre le  cyberespace et l’espace réel, compte tenu de la diffusion transnationale des réseaux sociaux. L’UNESCO continuera donc de promouvoir la collaboration internationale entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile, afin de créer une plate-forme favorisant le dialogue et le partage des compétences entre les différents acteurs.

Retour en haut de la page