2005 - Cheng Yizhong, Chine

© UNESCO

Sur recommandation d’un jury international de professionnels des médias du monde entier, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a désigné le journaliste chinois Cheng Yizhong lauréat 2005 du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano.

Kavi Chongkittavorn, rédacteur en chef délégué du quotidien anglophone de Bangkok The Nation et président du jury, a déclaré : « Cheng Yizhong représente ce qui se fait de meilleur en matière de journalisme chinois ; il se fait l’écho des faibles et surveille les puissants. Sa courageuse liberté de parole a sensibilisé l’opinion publique à la réalité chinoise ». 

C’est en tant que rédacteur en chef du Nanfang Dushi Bao (Quotidien de la métropole du Sud) que Cheng Yizhong, âgé de 40 ans, a ouvert de nouveaux espaces au journalisme en Chine. Son indépendance éditoriale et son savoir-faire professionnel ont contribué à faire de son journal l’un des quotidiens les plus populaires du pays, publiant entre autres des articles consacrés à l’épidémie de SARS et à un décès dans un commissariat de police de Canton. 

Emprisonné cinq mois avec deux de ses collègues du Nanfang Dushi Bao, Yu Huafeng et Li Minying, Cheng Yizhong a été libéré en août 2004. Bien qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui, il lui a été interdit de reprendre ses activités professionnelles. 

En remerciant pour le Prix, Cheng Yizhong a déclaré : « Je me sens soulagé et réconforté mais triste. Tout ce que nous avons fait, c’est d’agir selon notre conscience. Nous devons malheureusement payer le prix pour avoir suivi notre conscience ». 

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