2008 - Lydia Cacho Ribeiro, Mexique

© José Gallardo/Random House

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a décerné le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO-Guillermo Cano 2008 à la journaliste indépendante basée à Cancun (Mexique) Lydia Cacho Ribeiro, conformément à la recommandation du jury international du Prix.../fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/CI/CI/pdf/WPFP/wpfp2008_lydia_cacho_ribeiro_es.pdf

Joe Thloloe, Président du jury du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO-Guillermo Cano, composé de quatorze journalistes professionnels et directeurs de publications du monde entier, et médiateur au Press Council d’Afrique du Sud, a expliqué en ces termes le choix du jury: 

« Les membres du jury ont été impressionnés par le courage de Lydia Cacho Ribeiro qui continue de dévoiler la corruption politique, le crime organisé et la violence domestique malgré les menaces de mort, une tentative de sabotage et plusieurs batailles juridiques. Pour moi, un journaliste qui connait l’environnement hostile dans lequel il ou elle doit travailler et qui continue à tout faire pour maintenir ses lecteurs ou auditeurs informés sur leur société mérite notre reconnaissance pour sa contribution à la liberté d’expression de par le monde. Lydia Cacho Ribeiro est de cette trempe. » 

Le Directeur général a remis le Prix à Lydia Cacho lors d’une cérémonie qui s'est tenue lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai) à Maputo. Cette année, l’UNESCO a célèbré cette Journée dans la capitale du Mozambique, où s'est déroulé également une conférence sur l’accès à l’information. 

Née en 1963, Lydia Cacho collabore au quotidien La Voz del Caribe. Ses enquêtes journalistiques ont dévoilé la participation d’hommes d’affaires, de politiciens et de trafiquants de drogue à des réseaux de prostitution et de pornographie enfantine. En 2006, elle a enquêté sur la mort violente de centaines de jeunes femmes dans la ville de Ciudad Juarez au nord du Mexique. 

Cible de menaces de mort répétées à cause de son travail, Lydia Cacho a vu sa voiture sabotée et a été victime de harcèlements policiers. Elle a reçu en 2006 le Prix francisco Ojeda pour son courage journalistique et, en 2007, le Ginetta Sagan Award for Women and Children’s Rights, décerné par Amnesty International. 

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