Biographie d’Ahmad Zeidabadi

L’analyste politique et journaliste iranien, Ahmad Zeidabadi, actuellement détenu, est le lauréat du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO / Guillermo Cano 2011.                

Né en 1966, Ahmad Zeidabadi a obtenu un doctorat en relations internationales à l’Université de Téhéran. (http://en.wikipedia.org/wiki/Tehran_University).  

Il a commencé sa carrière journalistique en 1989 au quotidien et a collaboré à plusieurs autres journaux et magazines réformateurs.  

Lors de sa dernière arrestation, Ahmad Zeidabadi était le rédacteur en chef du quotidien réformateur et il collaborait régulièrement au Service en farsi de la BBC et au site d’information , basé à Bruxelles et s’adressant aux exilés.  

Professeur de science politique, Ahmad Zeidabadi a été le président de la principale organisation iranienne d’anciens étudiants.   Ahmad Zeidabadi a été emprisonné à trois reprises (13 mois au total) entre 2000 et 2004. Il s’est fait remarquer lors de sa première détention avec une lettre ouverte dénonçant le traitement infligé aux journalistes emprisonnés. Malgré de fortes pressions des autorités, il a poursuivi son plaidoyer en faveur de la liberté d’expression et de la démocratie.     

Moins d’un an après sa libération sous caution en mars 2001, il a été condamné à 23 mois de prison et à 5 ans d’interdiction de « toutes activités politiques et sociales, journalisme compris ».     

Après sa libération, pendant la campagne présidentielle de 2005, Ahmad Zeidabadi a publié de nombreux articles appelant au boycott de l’élection nationale.  

Il a de nouveau été arrêté, parmi des douzaines de journalistes iraniens, suite à l’élection présidentielle contestée de juin 2009. Jugé en août, avec d’autres journalistes et une centaine de militants réformateurs, pour complot visant à renverser le gouvernement, il purge actuellement une peine de six ans de prison qui sera suivie de cinq ans d’exil intérieur et d’une interdiction à vie de pratiquer son métier de journaliste ou de mener une activité politique et civique.  

Une semaine après le début de son procès, Ahmad Zeidabadi a commencé une grève de la faim pour protester contre sa détention. Il a été hospitalisé 17 jours après avoir été trouvé sans connaissance dans sa cellule.  

Il a été transféré de la prison Evin, à Téhéran, à celle de haute sécurité de Rajaishahr.     

En 2010, l’Association mondiale des journaux a décerné à Ahmad Zeidabadi son prestigieux prix de la Plume d’or de la liberté.

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