Des tueurs à moto ouvrent le feu sur un animateur radio dans une rue obscure

Christopher Guarin

Assassinat condamné par la DG de l’UNESCO, 11 janvier 2012

Christopher Guarin – Philippines – Assassiné le 5 janvier 2012

Un soir de début janvier 2012, Christopher Guarin quittait en voiture son lieu de travail à General Santos City sur l’île de Mindanao, aux Philippines.

M. Guarin était éditeur du journal local Tatak Bigtime News Nationwide et animateur de radio sur la chaîne DXMD, où il présentait l’émission Radyo Mo Nationwide. Ignorant ce qui était sur le point de se produire, Guarin est monté dans sa voiture avec sa femme et leur fille âgée de neuf ans.

Dans une rue mal éclairée, deux hommes les ont approchés sur une moto Honda XRM. L’un d’entre eux a ouvert le feu sur la voiture de M. Guarin. Touché, le journaliste a pourtant arrêté la voiture et tenté de s’enfuir à pied. Les tueurs l’ont poursuivi en moto, l’ont rattrapé et ont tiré de nouveau.

Frappé de plusieurs balles dans le corps et dans la tête, M. Guarin a été déclaré mort à son arrivée à l’hôpital. Il est devenu le premier journaliste assassiné en Asie en 2012. Sa femme a quant à elle été blessée au bras.

Le meurtre de ce journaliste philippin de Mindanao pourrait être lié à la publicité qu’il a donnée à certains partis dans son émission de radio. M. Guarin avait déjà reçu des menaces de mort.

D’autres journalistes avaient déjà été tués pour des motifs similaires, et il s’était déjà produit de semblables assassinats en pleine rue. Plusieurs autres journalistes et animateurs de radio ont été tués tout au long de l’année 2012.

Reporters sans frontières (RSF) a inclus certaines zones urbaines des îles de Luzon et de Mindanao parmi les dix endroits les plus dangereux du monde pour les journalistes, qui y sont sont régulièrement menacés et harcelés par des groupes paramilitaires et des milices privées.

RSF a classé 179 pays du monde entier en fonction du degré de liberté dont jouissent les journalistes, les organes de presse et autres (Classement mondial de la liberté de la presse). En 2013, les Philippines ont reculé de la 140e à la 147e place ; c’est dire combien les conditions de travail des journalistes demeurent très difficiles dans ce pays.

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Avertissement

La version originale de cet article est parue dans le journal finlandais Ilta Sanomat. Son contenu peut avoir été modifié et/ou mis à jour en fonction des informations parues après publication.

L’UNESCO encourage tous les organes de presse à informer le public de toute atteinte à la liberté de la presse, à mieux faire connaître les risques auxquels font face les journalistes du monde entier et à rendre hommage à ceux d’entre eux qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier.
 
La version originale en finnois de cet article est disponible ici.

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