Indicateurs de développement des médias

© UNESCO - Couverture de la publication "Indicateurs de développement des médias: cadre pour l’évaluation du développement des médias"

Conformément à son rôle normatif, le PIDC a mis au point un ensemble détaillé d’indicateurs de développement des médias (IDM), destinés à faciliter l’évaluation du paysage médiatique à l’échelle nationale. Ces indicateurs, qui portent sur tous les aspects du développement des médias, sont actuellement mis en application dans plusieurs pays à travers le monde pour identifier les besoins spécifiques de chaque pays, afin d’orienter la définition des politiques dans le secteur des médias et de mieux cibler les actions entreprises dans le domaine du développement des médias.

Historique

L’élaboration des indicateurs de développement des médias est le fruit d’une large consultation internationale engagée par le Conseil intergouvernemental du PIDC en 2006, à sa 25ème session. Le Conseil a approuvé les indicateurs lors de la session suivante, en 2008, “en tant qu’instrument important de diagnostic pour toutes les parties prenantes de l’évaluation du niveau de développement des médias dans un pays donné et par conséquent de détermination des secteurs dans lesquels l’assistance est la plus nécessaire”. Le Conseil a adopté une décision dans laquelle il invite le Bureau du PIDC et les autres parties prenantes travaillant dans le domaine du développement des médias à prendre en considération ces indicateurs dans la définition, en collaboration avec les autorités nationales, des stratégies de développement de la communication dans le contexte général du développement national. 

Depuis 2008, les IDM ont été reconnus par les principaux acteurs du domaine du développement des médias, parmi lesquels le PNUD, la Banque Mondiale et le Conseil de l’Europe (voir la Résolution 1636 - 2008).

Les IDM : un cadre pour l’évaluation du développement des médias

Les indicateurs de développement des médias définissent un cadre optimal pour que les médias puissent, à la fois, contribuer à la bonne gouvernance et au développement démocratique, et en bénéficier. Les IDM tiennent compte de toutes les composantes de l’environnement médiatique et s’organisent autour de cinq grandes catégories :  

  • Un système de régulation favorable à la liberté d’expression, au pluralisme et à la diversité des médias
  • Pluralisme et diversité des médias, cadre économique dans lequel tous les acteurs sont en situation d’équité concurrentielle et transparence de la propriété
  • Les médias comme plateforme pour un débat démocratique
  • Formation professionnelle et soutien aux institutions de formation pour promouvoir la liberté d’expression, le pluralisme et la diversité
  • Existence de capacités infrastructurelles suffisantes pour soutenir des médias indépendants et pluralistes.

Cet ensemble d’indicateurs donne une image idéale de l’écologie des médias qui est à construire pour garantir la liberté d’expression, le pluralisme et la diversité des médias.

Par indicateur, il faut entendre une variable ou un facteur quantitatif ou qualitatif mesuré dans le temps, qui fournit une base simple et fiable pour évaluer les résultats, les changements ou les performances observés dans le paysage médiatique d’un pays. Pour chaque indicateur, le cadre défini par le PIDC propose divers moyens de vérification et des sources de données potentielles.  

Application des indicateurs de développement des médias

Ce cadre est actuellement mis en application dans des pays à travers le monde pour procéder à une évaluation approfondie de leur environnement médiatique. L'UNESCO a déjà réalisé des évaluations basées sur les IDM au Bhoutan, en Croatie, en Egypte, en Equateur, au Gabon, en Jordanie, aux Maldives, au Mozambique, au Népal, à Timor Leste et en Tunisie. D'autres études sont en cours en Bolivie, au Brésil, en Colombie, en Côte d'Ivoire, à Curaçao, en République Dominicaine, en Irak, au Libéria, en Mongolie, au Myanmar, en Ouganda, en Palestine, au Soudan du Sud, au Togo et en Uruguay, ainsi qu’un projet régional en Europe du Sud-Est. Dans la plupart des cas, l’UNESCO travaille en partenariat avec une organisation de développement des médias ou un institut de recherche local, indépendant et crédible, chargé de la coordination de l’étude. La priorité est donnée aux consultations multipartites réunissant des acteurs publics et privés. Ces évaluations permettent de proposer des recommandations factuelles destinées à aider les décideurs et les acteurs du développement des médias à remédier aux lacunes identifiées et à mettre en place un environnement favorable aux médias libres, indépendants et pluralistes. 

D'autres organisations utilisent également le cadre IDM pour effectuer des études de leur propre initiative, tel que cela a été le cas au Benin (projet effectué par le Media Foundation for West Africa et DANIDA) ou encore au Qatar (projet lancé par le Doha Centre for Media Freedom).  

L'UNESCO a publié un guide pratique pour assister les chercheurs dans la mise en oeuvre des indicateurs de développement des médias, en s'appuyant sur les lessons apprises lors des premières évaluations.

Les indicateurs de développement des médias sont également utilisés pour définir une approche commune des Nations Unies en matière de développement des médias et de bonne gouvernance.

Enfin, le Bureau du PIDC a revu le formulaire de soumission des projets en demandant aux candidats d’expliquer les liens entre les IDM et les objectifs de développement de leur projet.

 

Développement de nouvelles statistiques sur les médias avec l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU)

Afin de rendre le cadre des indicateurs de développement des médias complètement opérationnel, un nouvel ensemble normalisé de statistiques basées sur les IDM a été mis au point en collaboration avec l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU). Une enquête pilote a été menée dans 28 pays à travers le monde au cours de l’année 2011, suite à laquelle le nouveau questionnaire a été révisé et amélioré (Cliquez ici pour accéder au rapport analytique préparé par l'ISU sur la base de ce premier sondage pilote). Une deuxième phase de pilotage a été organisée en 2012 avec la participation d'une soixantaine de pays.

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