Une Chanson ou un chant africain de la Barbade

Patrimoine documentaire soumis par la Barbade et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et recommandé à l'inscription au Registre Mémoire du monde en 2017.

© Gloucestershire Archives, chanson d’esclaves à la Barbade

Le chant Une Chanson ou un chant africain de la Barbade remonte aux temps de l’esclavage (depuis la moitié du dix-septième siècle jusqu’en 1824). Les paroles de ce chant sont le seul manuscrit connu d’un chant de travail africain chanté dans les champs de cannes à sucre de la Barbade (voir Annexe I). Puisqu’il fut écrit en un ton mineur, ce chant est unique par rapport aux autres chansons du folklore de la Barbade qui privilégient le ton majeur. Le chant n’a pas de mesure. Dr William Dickson fut le premier à entendre ce chant lorsqu’il était Secrétaire d’Edward Hay, qui a gouverné la Barbadoes (actuellement écrit « Barbados » en langue officielle) pendant la période 1772-1779. Le chanson fut transcrit par Granville Sharpe, un fondateur du mouvement contre l’esclavage en Grande-Bretagne. Ce chant représente une partie du patrimoine documentaire barbadien (chanson) dont il n’existe pas d’autres exemples. C’est une expression unique qui représente la vision qu’avaient les esclaves de leur destin et le commentaire de leur expérience de vie. Il est aussi l’un des outils que les opprimés ont utilisé comme résistance et comme stratégie de survie contre le régime infâme de l’esclavage. Tous ces points contribuent à l’importance mondiale de ce document.

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