Voie/Voix de la Liberté : une étude sur la façon dont des esclaves africains ont obtenu leur liberté sur l’île binationale de Sint Maarten/Saint Martin

Patrimoine documentaire soumis par Sint Maarten et recommandé à l'inscription au Registre Mémoire du monde en 2017.

Suite au Traité de Concordia, l’île de Saint Martin est liée à deux puissances européennes : les Pays-Bas et la France. Le côté néerlandais a pour nom Sint Maarten (41.4 km²) et le côté français, Saint Martin (54.4 km²). Les Français abolissent l’esclavage le 28 mai 1848 sur une décision du gouvernement qui a été mis en place suite à la révolution française de 1848. Cependant, l’esclavage reste une réalité à Sint Maarten jusqu’au 1er juillet 1863. Le 29 mai, un jour après l’abolition de l’esclavage dans les territoires français, vingt-six personnes – toute la population d’esclaves de la plantation Diamond Estate à Sint Maarten – s’enfuient dans la plantation française de Mont Fortune (le lieu était autrefois appelé « Morne Fortune ») à Saint Martin, où ils sont reconnus comme hommes et femmes libres. Le commandant néerlandais Johannes Willem van Romondt écrit alors au commandant français Sir Munier, lui demandant de ramener les fugitifs. Le commandant français répond que toute personne asservie arrivée en territoire français est considérée comme libre.Cette proposition d’inscription concerne une série de lettres rédigées par Johannes Willem van Romondt au commandant français et au gouverneur de Curaçao, en sa qualité de dirigeant administratif des Antilles néerlandaises. Cette proposition d’inscription inclut également la réponse plus importante du commandant français dans la correspondance qui s’est établie entre l’abolition de l’esclavage dans les territoires français en 1848 et la fin de l’esclavage dans les territoires néerlandais en 1863.

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