11.07.2012 - UNESCOPRESS / Sciences

20 nouveaux sites ajoutés au Réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO

© MT-PNRA - La pointe de Pern - Ouessant (Réserve de biosphère des Iles et de la Mer d’Iroise (France)

Paris, 11 juillet – Le Conseil international de coordination du Programme MAB (Man and the Biosphere), réuni à Paris du 9 au 13 juillet, a ajouté 20 nouveaux sites, dont deux transfrontaliers, au Réseau mondial de réserves de biosphère. Le réseau compte désormais 598 réserves de biosphères [en vertu du nouveau système de comptage, le chiffre correct pour 2012 est de 610 réserves de biosphère -dont 12 transfrontalières] réparties dans 117 pays.

Cette année, des réserves de biosphère ont été inscrites pour la première fois à Haïti, au Kazakhstan et à São Tomé-et-Principe.

Les réserves de biosphère sont des lieux choisis par le MAB en vue de servir de lieux d’expérimentation de diverses approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources  terrestres, marines, côtières, ainsi que des ressources en eau douce. Les réserves sont aussi des sites d’expérimentation et d’apprentissage du développement durable.

Les nouvelles réserves sont:

Salzburger Lungau & Kärntner Nockberge (Autriche). Il s’agit d’un exemple typique de paysages alpins avec de hautes montagnes et des vallées profondes. Ce paysage très structuré, qui va de 600 à 3 000 mètres d’altitude, regroupe des écosystèmes typiques des Alpes centrales, tels que des marais et fondrières de montagnes, riches en biodiversité. Le site s’étale sur deux provinces. Le Kärntner Nockberge est un parc national de 149 000 hectares. Outre la chasse et la cueillette, des techniques primitives, notamment l’utilisation des marais pour le fourrage, le commerce, les mines ont été utilisées pour réussir à vivre dans la région. La population permanente est de 33 350 habitants, dont 21 000 vivant dans de petites villes. Plus de 50 pour cent des emplois relèvent de la construction, de la santé publique et d’industries (cosmétiques, aliments de luxe, bois, caoutchouc, plastique). Dans les vallées voisines, les secteurs de service, tourisme compris, sont d’importants employeurs.

Réserve de biosphère transfrontalière de Polésie occidentale (Bélarus, Pologne, Ukraine). Cette réserve transfrontalière située dans la région biogéographique d’Europe centrale est caractérisée par des forêts boréales de conifères et une forêt tempérée de feuillus caduques. Elle contient de nombreux lacs, fondrières, prairies, des complexes de marais et de lacs, avec une faune et une flore propres, notamment de nombreuses espèces rares et menacées. L’endroit représente et protège des paysages et des traditions uniques de ce carrefour de l’Europe de l’est et de l’ouest. Les principales activités économiques sont l’agriculture, le tourisme, les sorties de week-end, une sylviculture durable et la pêche. De nombreuses parties prenantes (universités, communautés locales, organisations non gouvernementales, autorités locales, etc.) ont été impliquées dans la conception de cette réserve.

Jinggangshan (Chine). Située dans une zone de mousson, la réserve de biosphère alterne montagnes, vallées, bassins structuraux et karstiques, à des altitudes allant de 381 à 1 779 mètres. C’est la plus grande zone continue de forêt primaire de toute la zone sub-tropicale. On y trouve 3 415 espèces de végétaux supérieurs (avec des espèces mutantes). Les habitants vivent de l’agriculture et des industries forestières, notamment le riz, les pommes de terre, les légumes, le bambou et l’huile de l’arbre à thé. L’industrie touristique s’est développée à  Jinggangshan non pas à cause de ses paysages merveilleux mais du fait d’un tourisme dit rouge, car il s’agit du berceau historique de l’armée de Mao.

Niubeiliang (Chine) se trouve dans la partie orientale des monts Qinling. Cet écosystème mixte marie une forêt tempérée de feuillus  à une forêt de montagne. A plus de 94 pour cent, la zone est couverte de forêts que se partagent trois administrations locales. L’endroit est considéré comme une région importante pour la protection de l’eau destinée à la ville de Xi’an dans la province du Shaanxi. Niubeiliang bénéficie d’un haut degré de biodiversité, avec de nombreuses espèces menacées comme le takin doré (Budorcas taxicolor bedfordi) et le porte-musc des forêts (Moschus berezovskii). Les habitants de la zone de transition ont développé un tourisme rural en vue d’améliorer leurs revenus. Dans cette zone, les activités comprennent l’agriculture, l’élevage, les produits forestiers. Une coopération avec des lycées, des instituts de recherche, des programmes de formation, de sensibilisation du public, de recherche et de suivi s’est fortement développée.

Mura Drava Danube (Croatie, Hongrie). Cette réserve de biosphère englobe le plus grand système de plaine inondable d’Europe centrale, ainsi que des zones qui en faisaient partie avant que le fleuve ne soit régulé. Les zones longeant le Danube et la Mura-Drava forment une suite continue d’habitats tout au long de la frontière. La rivière Mura-Drava présente aussi toute une variété de plantes typiques et de groupes d’animaux. Elle offre des habitats humides dont certains sont parmi les plus menacés d’Europe (forêts alluviales, prairies humides, bancs de sable et de gravier, bras morts, anciens lits de rivière, etc.). Une des principales fonctions de la réserve sera de tenter de faire renaître et de moderniser la gestion de la plaine inondable, ce qui devrait fournir une ressource supplémentaire pour les locaux, mais aussi d’aider à préserver les valeurs naturelles de la région. Les principales activités de la zone sont l’agriculture, la gestion forestière, l’extraction de sable et gravier, l’industrie et l’écotourisme.

La Gomera (Espagne) est une île de l’archipel des Canaries, entourée à l’est par Tenerife, au sud-ouest par El Hierro et au nord-ouest par La Palma. Le Parc national de Garajonay occupe le centre de l’île. L’île culmine à 1 487 m (Alto de Garajonay). Le plateau central (1 000 mètres d’altitude) et les profonds ravins sont le résultat d’une forte érosion qui se traduit par un paysage exceptionnel. L’humidité et les nuages venus de la mer sont souvent stoppés sur le plateau, produisant un effet qualifié de « mer de nuages ». Le Parc est également inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, en particulier pour sa forêt de lauriers. Le paysage est aussi façonné par des terrasses agricoles, importantes dans la culture locale.

Las Ubiñas-La Mesa (Espagne) se situe au cœur de la Chaîne cantabrique. La réserve abrite une forêt primaire bien conservée et disposant d’une biodiversité élevée. La zone a également des espèces protégées comme l’ours brun des Cantabriques, des pics-verts et des espèces domestiques uniques. Le patrimoine culturel est riche. Las Ubiñas-La Mesa compte notamment plusieurs campements humains remontant au néolithique. L’endroit est entouré par d’autres réserves de biosphère : Babia, Los Valles de Omaña y Luna, Alto Bernesga  et Somiedo.

Sheka (Ethiopie). La réserve, d’une superficie totale de 238 750 hectares, englobe des zones humides, des forêts, des fourrés de bambous, des terres agricoles, des villes et hameaux ruraux. La forêt de la Sheka appartient aux forêts des hautes-terres du sud-ouest éthiopien, elle joue un rôle important dans la sauvegarde des types de végétation forestière de l’afromontane, en particulier la forêt tropicale humide et les fourrés de bambous creux. L’endroit est riche en plantes et animaux, avec notamment plus de 38 espèces menacées. La population locale est fortement engagée en faveur du maintien de l’intégrité de l’écosystème via la pratique d’une agriculture écologiquement durable.

Bashkirskiyi Oural (Fédération de Russie). Située sur les pentes occidentales du sud Oural, la réserve couvre un total de 345 700 hectares. Ce site a une riche diversité : ses paysages alternent les gorges de rivières, les steppes montagneuses, les marais, les plaines inondables et les réservoirs naturels. On y compte plus de 1 650 espèces de plantes, dont 44 endémiques, et plus de 2 000 espèces animales. La réserve a cinq zones protégées différentes, dont des parcs nationaux et des forêts domaniales. On y trouve aussi des sites uniques liés à la culture et à l’histoire du peuple Bashkir, ainsi que la grotte sacrée de Shulgan Tash, préservée depuis l’Age de pierre. La population permanente est de 14 957 habitants et les principales activités sont la sylviculture et l’agriculture, ainsi que l’apiculture et, de plus en plus, le tourisme (180 000 visiteurs entre mai et septembre).

Bassin de la Dordogne (France). La réserve englobe tout le bassin de la Dordogne, un hydro-système de 24 000 km². Les paysages montagneux de la zone de captage de la Dordogne abritent une grande biodiversité. La Dordogne est un des plus grands estuaires européens. La densité démographique est faible et aucune grande ville n’y est installée. Les activités principales restent l’agriculture, la sylviculture et un tourisme basé sur le patrimoine naturel et culturel. L’endroit est une des trois principales zones fournisseuses d’énergie électrique de France, ce qui représente une pression considérable sur l’eau et les écosystèmes aquatiques.

La Selle (Haïti) est la première réserve de biosphère du pays. La zone comprend de nombreux écosystèmes (montagne, plaine, forêt tropicale sèche et écosystèmes côtiers) et des sites protégés tels que La Visite ou Forêt des Pins (avec l’espèce endémique Pinus occidentalis). Elle se situe dans le prolongement de la réserve de biosphère dominicaine Jaragua-Bahoruco-Enriquillo et elle contribue au corridor biologique caribéen, donnant ainsi un exemple de collaboration entre les pays. Quatre pour cent de la population haïtienne vit dans la réserve, les principales activités économiques sont l’agriculture et la sylviculture, la pêche, le tourisme et l’artisanat.

Achanakmar-Amarkantak (Inde). La réserve, située à la croisée de chaînes montagneuses, s’étend sur des hautes montagnes, des vallées et des plaines. Des forêts caduques humides constituent 63 pour cent de la zone. La riche biodiversité y est de grande importance pour la préservation. Différents types et méthodes de gestion de la forêt sont pratiqués sur place. La zone centrale d’Achanakmar-Amarkantak est une forêt protégée alors que les zones tampons et la zone de transition comprennent des forêts, des terres agricoles, des terres réhabilitées et des petits hameaux. Vingt-sept communautés tribales ou non tribales habitent dans 418 villages et vivent d’agriculture (y compris la production de plantes médicinales) et de produits non ligneux tirés des zones tampons et de la zone de transition. Des études écologiques sur la restauration des terres forestières dégradées, la préservation des plantes médicinales et leur cueillette durable sont menées dans l’Achanakmar-Amarkantak. Les résultats sont diffusés et mis en œuvre en vue d’améliorer la gestion du site.

Wakatobi (Indonésie). La réserve comprend les quatre îles de Wangi-Wangi, Kaledupa, Tomia et Binongko. Il s’agit de plusieurs écosystèmes avec de nombreuses espèces marines et côtières d’algues, de coraux, de poissons – consommés sur place ou vendus -, d’oiseaux marins, de tortues, de cétacés, ainsi que de mangroves. Il y a près de 590 espèces de poissons et 396 récifs à Wakatobi. La zone centrale du site a une grande valeur pour la protection des écosystèmes marins et des habitats de nombreuses espèces animales et végétales. Wakatobi entend devenir un laboratoire pour les chercheurs, les étudiants, le gouvernement local, les organisations non gouvernementales, les secteurs public et privé, etc.

Aya (Japon). Située à l’est de l’île méridionale de Kyushu, la réserve abrite une des plus grandes forêts d’arbres à feuilles persistantes du Japon. La réserve d’une superficie totale de 14 580 hectares compte la ville d’Aya (7 283 habitants) dans sa zone de transition. La zone centrale est constituée du Parc quasi-national des montagnes centrales de Kyushu qui n’a jamais connu d’activités humaines et qui est l’objet d’études scientifiques sur la structure, la fonction et la dynamique des  forêts d’arbres à feuilles persistantes. La zone de transition sert surtout à l’agriculture organique et depuis 1988 la ville d’Aya est la première communauté du pays à développer un système de recyclage traditionnel orienté vers la production agricole. L’écotourisme, notamment la forêt-thérapie, et l’éducation environnementale sont particulièrement développés.

Korgalzhyn (Kazakhstan) est la première réserve de biosphère du pays. Située dans la partie centre-nord du Kazakhstan, elle regroupe des lacs d’eau douce et d’eau salée posés dans la steppe aride eurasienne. Il s’agit d’une zone humide importante pour les oiseaux migratoires (notamment des espèces menacées comme la très rare grue de Sibérie, le pélican frisé et l’aigle pêcheur de Pallas). La Réserve naturelle d’Etat de Korgalzhyn est aussi un des éléments du site du Patrimoine mondial Saryarka - Steppe et lacs du Kazakhstan septentrional. La superficie totale proposée est de 1 603 171 hectares et près de 12 500 personnes y vivent. L’endroit est marqué par des plaines, collines, dépressions des lacs et par un climat très continental. L’émigration humaine, due à la dégradation écologique (utilisation non durable de l’eau et des ressources biologiques, tourisme non durable), est aujourd’hui corrigée par divers projets pilotes, tels que la gestion durable des pâturages, l’écotourisme, la création de fermes piscicoles et relais de chasse, ainsi que le développement de sources énergétiques alternatives.

Tehuacán (Mexique). La réserve se trouve dans une montagne aride et un système de hautes-terres ; elle affiche un des taux de biodiversité et d’espèces endémiques les plus élevés du Mexique. Il s’agit d’un des vieux paysages les plus emblématiques  de Mésoamérique et il abrite huit groupes ethniques différents. On y trouve des sites où a démarré la domestication du maïs, de la courge, de l’avocat et des haricots. L’écosystème le plus typique est constitué de zones densément peuplées de cactus arborescents (cactáceas columnares) et d’une forêt tropicale sèche (selva baja caducifolia).

Galloway et Ayrshire du sud (Royaume-Uni). La réserve résulte de la fusion de deux réserves et totalise 520 000 hectares. Il s’agit de vastes paysages, de lochs, de landes, de terres arables, de pâturages et de zones reboisées. La densité humaine est très faible avec moins de 100 000 habitants. L’endroit a souffert économiquement et socialement du fait de la fermeture des mines locales et des industries textiles. Il y a très peu de villes et elles comptent moins de 10 000 habitants. La biodiversité est très élevée avec d’importantes populations de coqs de bruyère, d’aigles royaux et de lièvres de montagne. La zone centrale regroupe plusieurs secteurs protégés par le Scottish National Heritage. Le tourisme se développe avec plus de 850 000 visiteurs par an.

L’Ile de Principe (São Tomé-et-Principe) est la première réserve de biosphère de ce pays. Il s’agit de la plus vieille des trois îles volcaniques du golfe de Guinée. La zone comprend toute l’île de Principe, ses îlots et les îles Tinhosas. Caractérisé par une importante biodiversité tant sur terre que dans l’écosystème marin, l’endroit est important pour la reproduction des tortues marines, des oiseaux de mer et des cétacés. Les principales activités économiques sont l’agriculture, la pêche et le tourisme. L’île peut être considérée comme un modèle pour la promotion du développement d’un écotourisme intégré dans d’autres îles et elle peut servir de base à une plus large zone tampon maritime et terrestre.

Ferlo (Sénégal). La réserve occupe une superficie totale de 1 150 000 hectares. Malgré des menaces sur l’écosystème dues à la sécheresse et aux activités humaines, elle héberge une remarquable variété de flore et de faune. Elle abrite en particulier des espèces emblématiques, tels que l’autruche à cou rouge, la gazelle à front roux et la grenadille d’Afrique (Dalbergia melanoxylon), un arbre en danger. Les activités traditionnelles comprennent le pastoralisme et l’agriculture. L’écotourisme, la pisciculture et des activités forestières durables seront encouragés en vue de diversifier les sources de revenus pour la population. Ferlo héberge aussi plusieurs instituts de recherche.

Le Paysage de l’est du Lac Vättern (Suède). Par son étendue (105 520 hectares), il s’agit du second lac suédois et du cinquième d’Europe. Près de 40 000 personnes vivent dans la zone. La majorité de la réserve de biosphère est dominée par des terres agricoles et forestières, avec des villages et d’autres installations, petites fermes et maisons individuelles. Il y a aussi des fermes de grande taille, des manoirs et trois zones urbaines. La zone centrale regroupe des réserves naturelles déjà existantes, des forêts protégées et des berges. L’adaptation aux changements climatiques – et l’atténuation de ses effets - est un des objectifs clés de cette réserve ; de nombreuses recherches et activités sont déjà en cours.

Extensions  de réserves de biosphère existantes :

Extension de la Réserve de biosphère Fray Jorge (Chili). Cette extension intègre la zone de transition qui n’avait pas été incluse lors de la nomination en 1977 et elle élargit la zone tampon. La réserve voit sa superficie doubler. L’endroit se caractérise par un habitat de maquis des climats côtiers nuageux constitué d’espèces succulentes et d’arbustes épineux appartenant à un type de végétation aride et semi-aride caractéristiques du Chhili méditerranéen. Le site présente des biomes, comme la rivière, l’estuaire (embouchure de la rivière Limarí), la côte, le maquis sclérophylle et la forêt résiduelle à feuilles persistantes. La nouvelle extension entoure le Parc national Fray Jorge et le nouveau zonage sera mis en œuvre pour appliquer le cadre statutaire en vigueur.

Extension et changement de nom pour la Réserve de biosphère d’Iroise qui devient Réserve de biosphère des Iles et de la Mer d’Iroise (France). L’extension de la réserve, qui englobe désormais un parc marin et l’île de Sein, tient à l’engagement des communautés locales en faveur du développement durable, matérialisé par une charte pour le développement durable. La surface totale est désormais de 99 149 hectares et compte 1 324 habitants.

Extension de la Réserve de biosphère de Doñana (Espagne). Cette réserve a été nommée en 1980. L’extension y incorpore la zone de transition qui n’était pas inclue au départ et elle élargit la zone tampon, ce qui triple la superficie de la réserve. Il s’agit d’une zone humide très importante qui recouvre divers paysages. La bande côtière comprend des plages et des chaînes de dunes, en alternance avec des forêts, des pins centenaires, et un système complexe de lagunes reliées à la nappe phréatique. La zone centrale et la zone tampon n’abritent que des infrastructures légères consacrées à la recherche, à l’usage du public, à des événements institutionnels et aux activités de surveillance. La zone de transition compte 190 000 habitants répartis dans les 14 villages du groupement local de municipalités. Le tourisme saisonnier porte la population à 500 000 personnes lors des mois d’été.

Redécoupage des zones de la Réserve de biosphère Sierra Nevada (Espagne). Cette réserve a été nommée en 1986. Le changement porte sur le zonage qui intègre la zone de transition qui n’existait pas au départ. La réserve inclut désormais le cœur des Cordillères bétiques où se trouve le point culminant de la péninsule (Pic Mulhacén, 3 482 m). Les pentes abruptes des montagnes reflètent le passé, elles ont été façonnées par l’érosion glaciaire. Outre ses paysages grandioses, la Sierra Nevada tire sa valeur exceptionnelle de ses nombreuses espèces, animales et végétales, endémiques et rares.

Liens utiles :


Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO. Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org




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