02.07.2012 - Communication & Information Sector

La liberté d’information en progrès au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Les participants à l’atelier échangent pour améliorer l’accès à l’information en Jordanie, au Liban, au Maroc et en Tunisie.

Du 13 au 15 juin 2012, à Marseille, un atelier a rassemblé différents représentants de gouvernements, acteurs de la société civile et journalistes originaires de Jordanie, du Liban, du Maroc et de Tunisie sous le thème : « Accès à l’information au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : le chemin à parcourir ». Durant ces trois jours, les participants ont pu échanger sur comment améliorer l’accès à l’information et la liberté d’information en général.

L’atelier s’est inscrit dans la continuité de l’initiative « Dialogue régional en soutien aux coalitions et à la mise en réseaux pour un meilleur accès à l’information au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » menée, dans le cadre du programme d’accès à l’information, par l’Institut de la Banque mondiale, le groupe de développement social et économique Moyen-Orient et Afrique du Nord de la Banque mondiale, en collaboration avec le Réseau pour la responsabilité sociale dans le monde arabe (ANSA-Monde arabe). L’événement s’est tenu sous l’égide de l’UNESCO.

La phase 1 du dialogue régional a consisté en une série de vidéoconférences, de réunions de partenaires afin de mettre en place des dispositifs de communication entre les acteurs jordaniens, libanais, marocains et tunisiens. L’atelier de Marseille découlant de ces démarches a permis de rassembler des équipes multi-parties prenantes venues des pays concernés et de faire le point sur les progrès effectués à travers le dialogue régional. Des projets à court et moyen terme se sont dégagés des échanges et ont intégré des plans d’actions spécifiques à chaque pays visant à renforcer la liberté d’information. Les participants ont également cherché à identifier des canaux potentiels de collaboration à l’échelle régionale. Les actions mises en œuvre devraient recevoir le soutien de l’Institut de la Banque mondiale et son programme régional, de l’ANSA-Monde arabe et d’autres partenaires, parmi lesquels l’UNESCO.

Les discussions animées ont laissé place à un état des lieux de chaque pays en matière de liberté d’information, puis à de plus amples informations concernant les actions envisagées, créant ainsi un échange au sein des équipes comme entre les différentes équipes nationales. Des experts internationaux ont abordé les stratégies globales et les étapes plus concrètes à mettre en place pour promouvoir la liberté d’information dans le monde, notamment la création de coalition et les campagnes de sensibilisation. Les participants se sont également penchés sur des études de cas illustrant les obstacles qui peuvent gêner la mise en application de la législation sur la liberté d’information.

En 2007, la Jordanie a adopté une loi sur la liberté d’information qui pose depuis un problème de mise en œuvre réelle. La Tunisie a adopté un décret-loi sur la liberté d’information en 2011, pour lequel elle a publié une circulaire d’application le 3 mai 2012, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Des projets de loi sont en cours d’examen au Maroc et au Liban, pays dans lesquels il existe une forte mobilisation pour la promulgation d’une législation sur la liberté d’information à la fois complète et en accord avec les normes internationales. De plus, la Constitution marocaine du 1er juillet 2011 inclut une disposition garantissant le libre accès à l’information détenue par l’administration publique (Article 27).

L’UNESCO soutient la liberté d’information par le biais d’actions menées aux niveaux international, national et régional, comme en témoigne le thème choisi en 2010 pour la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Brisbane (Australie) : Liberté de l’information et droit de savoir. Au niveau régional, le Bureau de l’UNESCO à Rabat a soutenu une étude régionale menée en 2009 permettant le développement de pratiques d’étalonnage en Algérie, en Mauritanie, au Maroc et en Tunisie afin de comparer la situation dans la région avec les normes relatives à la liberté de l’information mondialement reconnues. Au niveau national, on peut citer la publication, en 2011, de l’étude « Vers un droit d’accès à l’information publique au Maroc », de Perrine Canavaggio et Alexandra Balafrej. Le Bureau de l’UNESCO à Rabat, en collaboration avec des partenaires locaux et internationaux, a également encouragé des discussions multipartites ayant pour but de renforcer la libre circulation de l’information dans le pays à la lumière des normes internationales et bonnes pratiques (pour plus d’informations : Droit d'accès à l'information : le Maroc en marche).

Impliquez-vous :

  • Rendez-vous sur la page Facebook rassemblant les participants au Dialogue régional en soutien aux coalitions et à la mise en réseaux pour un meilleur accès à l’information au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et tous ceux qui souhaitent échanger sur la liberté d’information au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : Access to Information in MENA region.
  • Lisez les newsletters mensuelles de l’Institut de la Banque mondiale publiées dans le contexte de ce Dialogue régional (disponible en anglais et en arabe) : cliquez ici.



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