25.11.2011 - UNESCO

Alerter les journalistes cambodgiens sur le changement climatique

© UNESCO/D.Weerapong

Un atelier de formation sur le changement climatique destiné aux journalistes, financé par l’UNESCO et organisé par le Centre cambodgien pour les médias indépendants (CCIM), vient de se terminer à Phnom Penh. Un voyage a également été organisé à Koh Kong, par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), dans le but d’offrir une expérience sur le terrain.

Selon Trak Peaseth, chargé de recherche à la BBC World trust, les cambodgiens associent le changement climatique à la déforestation, aux maladies et au réchauffement de la température alors que les cambodgiens travaillant pour des ONG y associent la hausse des émissions de dioxyde de carbone et la déforestation. L’atelier a réuni 35 personnes et a eu pour but de sensibiliser les journalistes au changement climatique, dans un contexte national et global, de présenter les projets en cours au Cambodge et d’apprendre aux journalistes comment intégrer les questions liées au changement climatique lors de la rédaction de sujets.

Pour Suzanne Ornager, Conseillère pour la communication et l’information en Asie, « le reportage sur le changement climatique n’est pas chose facile, il s’agit de comprendre l’information scientifique puis de faire un travail de vulgarisation (…) mais avec un stylo, une caméra et un microphone, vous pouvez changer les choses ».

Le mot clé de cet atelier était « l’adaptation » : le changement climatique n’est pas un sujet que les journalistes et les scientifiques peuvent approuver ou pas, ils se doivent d’accompagner le changement.

Eap Ponna, Directeur de l’Institut cambodgien des sciences et de la technologie, a fait un point sur les vieux équipements et leurs importantes consommations de gaz qui produisent un taux sérieux de gaz à effet de serre dans les pays en développement. Il a également présenté des alternatives pour filtrer ou éliminer les émissions polluantes.

Dans le cadre de leur formation, les participants ont visité la réserve sauvage de Peam Krasop, à Koh Kong, pour se familiariser à l’écologie côtière et ont passé un moment dans deux communautés isolées vivant de la pêche entourées de forêts de mangroves. Ces communautés sont particulièrement vulnérables à l’impact du changement climatique et leur capacité à s’adapter au changement est limitée. Une éducation de qualité pour les enfants est primordiale car leurs parents tirent des revenus limités de la pêche en raison de la réduction des ressources marines. La visite des villages côtiers a fourni aux journalistes un exemple de premier choix des problèmes qui affectent les communautés rurales cambodgiennes. Ce voyage sur le terrain a été l’occasion de mettre en pratique les théories acquises à l’atelier de Phnom Penh.

Les interventions des stagiaires lors de l’atelier ont démontré à quel point ils détiennent peu de connaissance sur le changement climatique. La formation leur a permis d’acquérir des connaissances sur leur sujet, d’améliorer leur méthodes de reportage en leur proposant également des outils et des contacts clés pour récolter de l’information.

Pour Anne Lemaistre, Représentante de l’UNESCO au Cambodge, les journalistes peuvent accompagner la population dans son travail de résilience et l’aider à accepter les irrégularités environnementales et ses défis. A la fin de la formation, 50% des participants ont publié 23 articles qui vont permettre d’alerter la population sur le fait que le changement climatique global affecte l’Asie.




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