23.02.2012 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne l’attaque du centre de presse à Homs (Syrie)

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd’hui le bombardement par l’armée syrienne du centre de presse de Homs. L’attaque, qui a eu lieu le 22 février, a fait deux victimes et plusieurs blessés parmi les journalistes. La Directrice générale a exhorté les autorités syriennes à respecter le statut de civils des journalistes et à assurer leur sécurité.

« Je condamne l’attaque d’Homs qui a causé la mort de la reporter de guerre américaine Marie Colvin et du photoreporter Rémi Ochlik », a déclaré la Directrice générale. « Je suis préoccupée par le sort des autres journalistes blessés et j’appelle les autorités et les forces armées à respecter le statut de civils des journalistes dans les zones de conflit. Attaquer les journalistes contrevient aux Conventions de Genève, que la Syrie a ratifiées, et à la résolution 1738 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la protection des journalistes dans les conflits armés », a déclaré Irina Bokova.

Marie Colvin, reporter de guerre expérimentée basée à Londres, se trouvait dans la ville assiégée d’Homs pour le Sunday Times (Royaume-Uni). Elle avait couvert les conflits dans l’ex-Yougoslavie, en Iran, au Sri Lanka et le printemps arabe.

Le photographe indépendant français Rémi Ochlik avait couvert les conflits en République démocratique du Congo, les élections en Haïti et les soulèvements en Egypte et en Lybie. Son travail a été publié par Le Monde, Paris Match ainsi que Time magazine et le Wall Street Journal.

Ces deux victimes portent à six le nombre de journalistes tués en Syrie depuis le début des manifestations dans le pays l’année dernière. Quatre autres journalistes et travailleurs des médias ont été tués depuis que l’UNESCO en fait un recensement sur la page du Mémorial des journalistes assassinés.

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L’UNESCO est une agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

Mémorial UNESCO des journalistes assassinés 

 




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