13.01.2012 - UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO condamne l’assassinat du journaliste de télévision français Gilles Jacquier en Syrie

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd’hui l’assassinat du journaliste de télévision français Gilles Jacquier, abattu le 11 janvier alors qu’il effectuait un voyage de presse dans la ville de Homs (Syrie). Elle a appelé les autorités à mener une enquête afin de faire toute la lumière sur cet assassinat et à assurer des conditions de travail plus sûres pour les journalistes dans le pays.

« Je condamne l’assassinat de Gilles Jacquier », a déclaré la Directrice générale. « Il est essentiel que les autorités ordonnent une enquête sur cette atteinte grave portée à la liberté d’expression et à la liberté d’informer. Le nombre de personnes tuées en Syrie, qu’il s’agisse de journalistes ou  de non journalistes, est très préoccupant. J’appelle les autorités à mettre tout en œuvre pour assurer le plein exercice de la liberté d’expression et de l’accès des citoyens à l’information, qui est un droit de l’homme fondamental universellement reconnu ». 

Des inconnus armés ont tiré sur Gilles Jacquier, reporter pour la chaîne de télévision publique France 2, et sur six citoyens syriens. Un photographe néerlandais a également été sérieusement blessé. Tous participaient à une visite officielle dans la ville de Homs lorsqu’ils ont été tués.

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L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

Mémorial UNESCO des journalistes assassinés 

 




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