02.09.2005 -

Le Directeur général de l'UNESCO condamne l'assassinat du journaliste de télévision irakien Rafed Al Rubaii

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'assassinat du journaliste de télévision irakien Rafed Al Rubaii, abattu par des inconnus le 27 août dernier, alors qu'il couvrait une manifestation à Diyala, à l'est de Bagdad.

Le Directeur général a en outre lancé un nouvel appel afin que des mesures soient prises pour améliorer la sécurité des journalistes en Irak.

 

« Je condamne fermement le meurtre de Rafed Al Rubaii », a déclaré le Directeur général. « Rafed Al Rubaii, comme de trop nombreux autres journalistes en Irak, a payé de sa vie le prix de la détermination indéfectible des professionnels des médias à continuer d'informer le public irakien et étranger sur les événements se produisant dans son pays. Il est inacceptable que ces professionnels doivent verser un tel tribut pour poursuivre leur travail qui est indispensable à la démocratie et au respect de la loi. Je ne peux que rendre hommage à leur courage et exhorter, une fois de plus, les autorités irakiennes dans leur ensemble à n'épargner aucun effort pour améliorer les conditions de travail des professionnels des médias dans le pays. »

 

Rafed Al Rubaii, collaborateur de la chaîne de télévision Al Irakiya, est le 67e journaliste tué dans le pays depuis le début de la guerre en mars 2003, d'après l'organisation non gouvernementale Reporters sans frontières. L'ONG rappelle que deux autres journalistes sont toujours portés disparus en Irak. Il s'agit de Frédéric Nérac, caméraman pour ITV News, qui a disparu le 22 mars 2003, et d'Isam Hadi Muhsin Al-Shumary, caméraman pour Suedostmedia, dont on est sans nouvelles depuis le 15 août 2004.

 

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies mandaté pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article 1 de son Acte constitutif, l'Organisation doit « assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples. » A cette fin, l'Organisation doit « favoriser la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image... »

 

(Communiqué de presse de l'UNESCO N° 2005-100)




<- retour vers Actualités
Retour en haut de la page