29.07.2011 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne le meurtre de la journaliste mexicaine Yolanda Ordaz de la Cruz

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd’hui le meurtre de Yolanda Ordaz de la Cruz, qui couvrait les questions de criminalité et de sécurité pour Notiver, un journal de Veracruz. Elle a demandé que des mesures fortes soient prises pour mettre un terme à l’escalade de violence contre les médias au Mexique.

« Je condamne le meurtre de Yolanda Ordaz de la Cruz. Ce meurtre illustre une tendance générale croissante consistant à cibler les journalistes femmes qui me préoccupe profondément», a déclaré la Directrice générale. « Il est essentiel que les autorités enquêtent sur le nombre alarmant d’attaques commises contre des journalistes  à Veracruz et traduisent les coupables en justice ». Elle a ensuite appelé les autorités à ne ménager aucun effort pour garantir le droit fondamental à la liberté d’expression des journalistes et le droit de la population à être informée.

Journaliste confirmée couvrant les questions de sécurité et de criminalité, Yolanda Ordaz de la Cruz était portée disparue depuis le 23 juillet. Son corps a été retrouvé trois jours plus tard à Boca del Rio, dans l’Etat de Veracruz.

Yolanda Ordaz de la Cruz est le troisième journaliste du Notiver tué cette année. L’éditorialiste Miguel Angel Lopez Velasco avait également été tué, de même que sa femme et son fils. Le photographe de faits divers Misael López Solana avait quant à lui été tué le 20 juin à son domicile. 

D’après l’organisation non gouvernementale Article 19, cinq journalistes ont été tués au Mexique cette année, quatre d’entre eux dans l’Etat de Veracruz.

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L’UNESCO est la seule agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».




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