17.05.2011 -

La Directrice générale condamne le meurtre du journaliste pakistanais Nasrullah Afridi

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd'hui le meurtre de Nasrullah Afridi, journaliste pour l'agence de presse de Khyber, tué lors de l'explosion de sa voiture à Peshawar le 10 mai.

« Très préoccupée par le nombre élevé de journalistes tués au Pakistan, je condamne le meurtre de Nasrullah Afridi », a déclaré la Directrice générale. « Les autorités doivent tout mettre en œuvre pour traduire les auteurs de tels crimes en justice ssurer que les journalistes peuvent accomplir leur importante mission. Il est temps de prendre des mesures contre ceux qui utilisent la violence pour réduire au silence la presse ».

 

Nasrullah Afridi, qui travaillait pour l'agence de presse de Khyber, dans le nord-ouest du pays, est mort dans l'explosion de sa voiture le 10 mai, d'après des informations parues dans la presse locale et internationale. D'après le Syndicat fédéral des journalistes pakistanais, le journaliste, qui travaillait également pour la télévision pakistanaise et le premier journal en langue ourdoue Mashreq, se trouvait à Peshawar afin de fuir les menaces de groupes militants. Il présidait également le Syndicat des journalistes tribaux.

 

Au moins 15 journalistes sont morts dans des assassinats ciblés au Pakistan depuis 2002, d'après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Le meurtre s'est produit une semaine après les déclarations faites par le président pakistanais Asif Ali Zardari au CPJ, selon lesquelles il engagerait des poursuites judiciaires à l'encontre des journalistes tués dans l'exercice de leur profession.

L'UNESCO est l'agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




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