01.04.2011 -

La Directrice générale condamne le meurtre de la journaliste philippine Marlina « Len » Flores-Sumera

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd'hui le meurtre de la journaliste radio Marlina « Len » Flores-Sumera, survenu le 24 mars à Malabon, Philippines.

« Je condamne le meurtre de Marlina « Len » Flores-Sumera dont j'ai pris connaissance au cours de ma récente visite aux Philippines », a déclaré la Directrice générale. « Le meurtre des journalistes constitue une grave atteinte au droit fondamental à la libre expression et à la liberté de débattre des sociétés ».

 

« Au cours de ma visite, j'ai constaté personnellement le ferme engagement du gouvernement en faveur d'une approche de développement fondée sur les droits de l'homme. Cette approche vise à satisfaire les besoins élémentaires en matière de santé et d'éducation mais aussi à garantir le droit à la liberté d'expression ».

 

« Je fais confiance aux autorités, qui ont affirmé qu'il n'y aurait pas d'impunité pour de tels crimes, pour mettre tout en œuvre afin de traduire les auteurs du meurtre de Marina Flores-Sumera en justice ».

 

Marina Flores-Sumera, âgée de 45 ans, a été tuée par un homme armé alors qu'elle quittait son domicile pour se rendre sur son lieu de travail. Elle présentait lormations pour l'émission Arangkada 1530, sur la station de radio dzME. D'après le Syndicat national des journalistes aux Philippines, elle est le 143e journaliste tué depuis le retour de la démocratie en 1986.

 

L'UNESCO est un partenaire clé dans le domaine du développement des médias aux Philippines, où elle a contribué à la mise en place et au développement des radios communautaires depuis le début des années 1990.

L'UNESCO est l'agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




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