24.05.2007 -

Le Directeur général condamne l'assassinat des journalistes de radio somaliens Abshir Ali Gabre et Ahmed Hassan Mahad

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'assassinat de deux journalistes de radio Abshir Ali Gabre et Ahmed Hassan Mahad, tués le 16 mai dans la province du Shabeellaha Dhexe, et a appelé à une meilleure sécurité des journalistes dans le pays.

« Je condamne les meurtres d'Abshir Ali Gabre et d'Ahmed Hassan Mahad », a déclaré le Directeur général. « J'appelle tous les responsables somaliens à prêter attention à la sécurité des journalistes dont l'activité professionnelle est essentielle au dialogue et à la résolution des conflits. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur profession dans de bonnes conditions de sécurité, car la liberté de la presse est une extension du droit de l'homme fondamental qu'est la liberté d'expression et c'est l'un des piliers de la démocratie et de la bonne gouvernance ».

 

Abshir Ali Gabre et Ahmed Mahad - respectivement présentateur et reporter à Radio Jowhar, une station privée de Johwar, à 90 km au nord de la capitale Mogadiscio - ont été tués quand des tireurs ont ouvert le feu sur le cortège où se trouvait le gouverneur de la province du Shabeellaha Dhexe, Mohammed Omar Deele. Au moins six personnes auraient trouvé la mort dans les échanges de tirs qui ont suivi.

 

Le Comité de protection des journalistes (CPJ) précise qu'Abshir Ali Gabre et Ahmed Mahad sont les 16e et 17e journalistes tués dans l'exercice de leur métier en Somalie depuis 1992. La Somalie vient en 12e position sur la liste des pays les plus dangereux pour la presse, établie par le CPJ.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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