04.02.2008 -

Le Directeur général déplore la mort du journaliste somalien et demande des mesures renforçant la sécurité

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a déploré aujourd'hui la mort d'Hassan Kafi Hared, journaliste à l'agence somalienne de presse, et demandé des mesures visant à améliorer la sécurité des journalistes en Somalie.

"Je déplore la mort d'Hassan Kafi Hared," a déclaré le Directeur général, qui a ajouté : "Les journalistes doivent pouvoir travailler dans des conditions de sécurité raisonnables s'ils veulent exercer ce droit de l'homme fondamental qu'est la liberté d'expression et maintenir les Somaliens et le reste du monde informés des événements qui se déroulent dans ce pays. Je souhaite rendre hommage au dévouement d'Hassan Kafi Hared et de ses collègues qui réalisent un travail essentiel pour la réconciliation et la reconstruction nationale. Ils le font au péril de leur vie comme cela vient d'être tragiquement démontré".

 

Koïchiro Matsuura a également exprimé ses condoléances à Médecins sans frontières - Hollande pour la mort de deux membres du personnel humanitaire et de leur chauffeur au cours de l'attaque.

 

D'après le Comité de Protection des Journalistes, Hassan Kafi Hared a été tué le 28 janvier près du port de Kismayo lorsqu'une mine commandée à distance a fait exploser une voiture de l'ONG Médecins sans frontières. Une fusillade a éclaté après l'explosion. Hassan Kafi Hared est décédé à l'hôpital où il avait été transporté.

 

L'année dernière, la Somalie a été classée comme le deuxième endroit le plus dangereux du monde pour les journalistes (derrière l'Iraq) par le CPJ, avec sept journalistes tués dans le cadre de leur travail.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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