08.08.2005 -

Le Directeur général condamne le meurtre du journaliste américain Steven Vincent à Bassorah et appelle à une amélioration de la sécurité

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui le meurtre de Steven Vincent, journaliste indépendant des Etats-Unis, tué à Bassorah, au sud de l'Iraq, le 2 août. Il a également insisté sur le besoin d'accorder une plus grande priorité à l'amélioration de la sécurité des journaliste dans le pays.

« Je condamne le meurtre de Steven Vincent » a déclaré le Directeur général, « et je dénonce la lâcheté et la brutalité de ces assassins qui ont également blessé Nour Weidi, traductrice iraqienne du journaliste tué. De tels actes ne font que prolonger la souffrance du peuple iraqien. Il ne peut y avoir de justification éthique ou religieuse à l'assassinat de personnes qui prennent des risques énormes pour tenir informés l'Iraq et le monde. Les attaquer, c'est attaquer la démocratie et de l'Etat de droit, en d'autres mots, attaquer le peuple iraqien lui-même ». Koïchiro Matsuura a ajouté « J'appelle tous ceux qui sont en position d'autorité dans le pays d'accorder la priorité qui lui est due à l'amélioration de la sécurité des professionnels des médias qui ont payé un tribut trop lourd dans l'exercice de leur profession en Iraq.

 

Harry Yansaneh a succombé à des problèmes rénaux, après avoir été menacé et agressé par un groupe d'individus. Ces derniers, opposés à la ligne éditoriale de For Di People, auraient voulu chasser la rédaction des locaux qu'elle louait. Après son agression, Harry Yansaneh a porté plainte à la police.

 

D'après la police iraqienne, cinq personnes armées ont kidnappé puis tiré sur Steven Vincent et Nour Weidi, à Bassorah. Nour Weidi aurait été gravement blessée. L'International News Safety Institute rapporte que 80 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués depuis le début de la guerre en Iraq.

 

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies mandaté pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article 1 de son Acte constitutif, l'Organisation doit "assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples." A cette fin, l'Organisation doit "favoriser la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image..."




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