06.07.2005 -

Le Directeur général condamne l'assassinat du producteur de télévision iraquien Khaled Sabih Al Attar

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'assassinat, perpétré le 1er juillet, de Khaled Sabih Al Attar, producteur d'une émission satirique pour la télévision iraquienne Al-Irakiya, et a exhorté les autorités à prendre des mesures urgentes afin d'améliorer la sécurité des journalistes dans le pays.

« Je condamne le meurtre de Khaled Al Attar », a déclaré le Directeur général. « La liberté d'expression, un droit de l'homme fondamental, englobe toutes les formes d'opinions, y compris l'humour et la satire. Le respect de ce droit est essentiel dans toute société, et en particulier dans une société qui doit se reconstruire après tant d'années de souffrance ».

 

"Je dois rendre hommage aux journalistes qui continuent de travailler dans les conditions extrêmes régnant aujourd'hui en Iraq", a ajouté Koïchiro Matsuura. "Cependant, il ne suffit pas d'admirer leur courage; les autorités du pays doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer une meilleure protection des journalistes et de leurs collaborateurs pendant qu'ils accomplissent leur important devoir professionnel."

 

Khaled Sabih Al Attar aurait été tué par balle dans la ville de Mossoul, située dans le Nord du pays, quelques heures après son enlèvement. Il travaillait sur l'émission satirique « Je m'en fous » de la chaîne Al-Irakiya, dénonçant la négligence des responsables gouvernementaux. M. Al Attar est le neuvième journaliste assassiné à Mossoul, selon Reporters sans frontières, qui décrit la ville comme la plus dangereuse d'Iraq. Le siège d'Al-Irakiya a déjà été la cible de plusieurs attaques, toujours selon Reporters sans frontières. D'après cette ONG, la mort de M. Al Attar porte à 61 le nombre de journalistes et professionnels des médias assassinés en Iraq depuis mars 2003.

 

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies mandaté pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article 1 de son Acte constitutif, l'Organisation doit "assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples." A cette fin, l'Organisation doit "favoriser la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image..."

 

(Communiqué de presse de l'UNESCO No.2005-82)




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