25.11.2011 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne le meurtre du caméraman syrien Ferzat Jarban et demande le respect de la liberté d’expression et des droits de l’homme fondamentaux

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd’hui le meurtre brutal du caméraman syrien Ferzat Jarban, retrouvé mort le 20 novembre. Elle a appelé les autorités syriennes à respecter les droits de l’homme fondamentaux que sont la liberté d’expression et la liberté de la presse.

« Je condamne le meurtre de Ferzat Jarban », a déclaré la Directrice générale. « Cette attaque impitoyable ne doit pas rester impunie. C’est une violation du droit fondamental à la liberté d’expression et du droit inaliénable des journalistes à mener à bien leur mission en toute sécurité et sans entraves. J’appelle le gouvernement syrien à mettre un terme à toutes les formes de violence contre les journalistes immédiatement. J’appelle aussi les autorités à cesser la répression contre ceux qui couvrent les événements actuels dans le pays ».

Ferzat Jarban, caméraman indépendant, aurait été arrêté après avoir filmé des manifestations intergouvernementales à al-Qasir le 19 novembre. Son corps mutilé a été retrouvé le lendemain matin. Il est le premier journaliste tué depuis qu’a commencé la répression des manifestations en faveur de la démocratie en Syrie, d’après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le CPJ indique qu’il enquête sur plusieurs cas concernant des journalistes portés disparus en Syrie.

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L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

Mémorial UNESCO des journalistes assassinés 

 




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