20.01.2012 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne le meurtre du propriétaire de journal et rédacteur thaïlandais Wisut Tangwitthayaporn

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a condamné aujourd’hui le meurtre du propriétaire de journal, rédacteur et militant politique Wisut Tangwitthayaporn, survenu à Phuket (Thaïlande) le 12 janvier et demandé qu’une enquête soit menée sur ce crime.

« Je condamne le meurtre de Wisut Tangwitthayaporn», a déclaré la Directrice générale. « Les professionnels et les propriétaires des médias doivent pouvoir travailler librement et sans avoir peur. Ce n’est qu’à cette condition que les médias peuvent accomplir leur mission, contribuant ainsi à la démocratie et à la bonne gouvernance. Ce meurtre brutal doit faire l’objet d’une enquête et ses auteurs doivent être traduits en justice dans l’intérêt de la liberté de la presse et du droit fondamental à la liberté d’expression. ».

Wisut Tangwitthayaporn était propriétaire du journal Inside Phuket et rédacteur pour le site Phuket E-news. Il aurait également été un responsable local du Front uni pour la démocratie et contre la dictature, connu comme le mouvement des « chemises rouges », constitué en 2006 pour protester contre le coup d’Etat militaire qui a renversé l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.

Depuis le début du mois de janvier, la Directrice générale a condamné le meurtre de trois journalistes. En 2011, l’UNESCO a recensé 56 journalistes et professionnels des médias tués.

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L’UNESCO est une agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

Mémorial UNESCO des journalistes assassinés 

 




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