16.10.2008 -

Le Directeur général condamne l'attentat à la bombe qui a coûté la vie au journaliste sri-lankais Rashmi Mohamed

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'attentat suicide à la bombe, commis contre les bureaux du Parti national unifié (UNP) du Sri Lanka à Anuradhapura, qui a coûté la vie au journaliste de télévision Rashmi Mohamed. Cet attentat perpétré le 6 octobre a fait en outre plus d'une vingtaine de victimes civils et quatre-vingt blessés.

« Je condamne cette attaque lâche qui a causé la mort tragique de tant de gens, a déclaré le Directeur général. Conformément au mandat de l'UNESCO concernant les droits fondamentaux que sont la liberté d'expression et la liberté de parole, je me dois d'attirer particulièrement l'attention sur l'intolérable assassinat du journaliste Rashmi Mohamed. Je souhaite aussi rendre hommage aux journalistes et aux autres employés des médias qui contribuent par leur travail à une meilleure transparence, à davantage de responsabilité et à la participation au processus démocratique. Pour ce faire, ils mettent leurs vies en péril. Il est essentiel que tout ce qui est possible soit fait pour renforcer la sécurité des journalistes ».

 

L'explosion lors de la cérémonie d'inauguration des nouveaux locaux de l'UNP, à Anuradhapura, a causé la mort de Rashmi Mohamed, un correspondant de la chaîne Sirasa. Plus de 20 autres personnes auraient perdu la vie dans cet attentat, y compris le chef de l'opposition au Conseil provincial du centre nord, le général Janaka Perera, et d'autres personnalités de l'UNP.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui dispose d'un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir, l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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