16.05.2007 -

Le Directeur général condamne les assassinats de journalistes perpétrés le 9 mai près de Kirkouk (Iraq)

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'assassinat de trois journalistes du groupe de presse al-Raad et de leur chauffeur, perpétré le 9 mai près de Rashad, au nord de l'Iraq.

« Je condamne l'assassinat des journalistes Raad Mutashar, Imad Abdul-Razzaq al-Obeidi, Ageel Abdul-Qader, et de leur chauffeur Nibras Razzaq », a déclaré le Directeur général. « L'effroyable liste des journalistes et professionnels des médias tombés en Iraq s'allonge encore. Jamais dans l'histoire, on n'a vu autant de journalistes assassinés. Ces attaques contre les journalistes sont autant d'attaques contre les libertés fondamentales. Sans sécurité pour les professionnels des médias, comment pourraient se développer la liberté de la presse et la liberté d'expression ? J'exhorte une fois de plus les autorités à prendre d'urgence des mesures pour mettre un frein à ces attaques et pour mieux protéger le personnel des médias.»

 

Raad Mutashar, président de l'Union des écrivains de Kirkouk, était le propriétaire du groupe al-Raad qui publie des journaux et des revues. Imad Abdul-Razzaq al-Obeidi et Ageel Abdul-Qader travaillaient pour ce groupe. Selon la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), ils auraient été extraits de force de leur véhicule, torturés et abattus au sud-ouest de Kirkouk, près de Rashad. Leur chauffeur, Nibras Razzaq, a également été abattu.

 

Pour la Fédération Internationale des Journalistes, ces quatre derniers meurtres et la mort du photographe russe Dmitry Chebotayev, tué le 6 mai dans une explosion qui visait les soldats nord-américains qu'il accompagnait, portent à plus de 200 le nombre de journalistes ou employés des médias tués en Iraq depuis quatre ans.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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