30.01.2006 -

Le Directeur général déplore la mort du cameraman iraquien Mahmoud Zaal et réclame une plus grande sécurité pour les professionnels des médias

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a déploré aujourd'hui la mort, survenue le 23 janvier, au cours d'un affrontement dans la ville de Ramadi, du journaliste iraquien Mahmoud Zaal qui travaillait pour Bagdad TV, et a réclamé des mesures pour améliorer la sécurité des professionnels des médias en Iraq.

« Je déplore la mort de Mahmoud Zaal », a déclaré le Directeur général. « Beaucoup trop de journalistes meurent en Iraq. Les professionnels des médias font montre d'un courage incroyable en continuant d'exercer leur métier et de tenir le public informé. Leur inestimable contribution à la démocratie est digne de respect. Je demande aux autorités de faire de leur mieux pour améliorer la sécurité de tous les professionnels des médias dans le pays, au nom de la démocratie et de la liberté d'expression qui est un droit de l'homme fondamental ».

 

Mahmoud Zaal, 35 ans, a été tué alors qu'il faisait un reportage sur un affrontement à Ramadi, à 100 kilomètres à l'ouest de Bagdad. Trente cinq journalistes ont été tués en Iraq en 2005, selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

 

La sécurité des journalistes constitue une préoccupation majeure de l'UNESCO qui organise, avec l'International News Safety Institute (INSI), des formations sur la sécurité des journalistes dans des zones de conflits, comme en Indonésie, Iraq, Liberia ou République Démocratique du Congo. L'UNESCO et l'INSI ont également organisé un séminaire régional sur ce thème pour les Etats arabes. L'Organisation a par ailleurs lancé, à l'attention des professionnels des médias, des parlementaires et des policiers, des programmes de sensibilisation à la liberté d'expression.

 

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies mandaté pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article 1 de son Acte constitutif, l'Organisation doit "assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples." A cette fin, l'Organisation doit "favoriser la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image..."




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