16.07.2010 -

Mexique : la Directrice générale de l'UNESCO condamne l'assassinat du journaliste Hugo Alfredo Olivera Cartas

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a condamné l'assassinat du journaliste mexicain Hugo Alfredo Olivera Cartas dont le corps sans vie a été retrouvé le 6 juillet, dans sa voiture près d'Apatzingán, dans l'Etat de Michoacán, à l'ouest du pays.

« Je condamne l'assassinat de Hugo Alfredo Olivera Cartas et j'en appelle aux autorités pour que les responsables soient activement recherchés et traduits en justice afin de mettre un terme à l'impunité », a-t-elle déclaré. « Après cette nouvelle atteinte à la liberté de l'information, la justice mexicaine doit pouvoir bénéficier des moyens nécessaires à son action », a-t-elle ajouté.

 

Selon Reporters sans frontières (RSF), Hugo Alfredo Olivera Cartas, 27 ans, aurait reçu un appel téléphonique l'invitant à se rendre sur les lieux d'un accident. Il a été retrouvé mort quelques heures plus tard, assassiné de trois balles dans la tête. Par ailleurs, son bureau a été cambriolé. Ce spécialiste des faits divers dans la région d'Apatzingán, dirigeait le quotidien El Día de Michoacán et avait lancé l'agence de presse locale ADN. Il était également correspondant de l'agence de presse mexicaine Quadratín.

 

Selon RSF, il s'agit du huitième meurtre de journaliste au Mexique depuis le début de l'année. Ce dernier acte a donné lieu à une marche de protestation de quelque 200 journalistes à Morelia, capitale de l'Etat de Michoacán, a précisé l'agence Quadratín.

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




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