07.01.2014 - ODG

La Directrice générale exhorte à prendre des mesures pour mettre fin à l’escalade de violence contre les journalistes en Iraq

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a exprimé sa préoccupation suite au meurtre récent de six professionnels des médias survenus dans deux incidents distincts en Iraq. Elle a également préconisé l’adoption de mesures visant à traduire leurs responsables en justice.

« Je condamne le meurtre de Raad Yassin, Jamal Abdel Nasser, Mohamed Ahmad Al-Khatib, Wissam Al-Azzawi et Mohamed Abdel Hamid tués dans une attaque visant Salaheddin TV à Tikrit ainsi que celui d’Omar Al-Dulaimy dans la ville de Ramadi », a déclaré la Directrice générale. « Une fois encore, j’en appelle aux autorités afin que tout soit mis en œuvre pour traduire les responsables de ces crimes en justice. L’escalade de la violence contre les médias en Iraq est intolérable car elle constitue une grave menace à la reconstruction et la réconciliation nationales », a-t-elle conclu.

Omar Al-Dulaimy a été tué le 31 décembre alors qu’il couvrait des conflits armés dans la ville de Ramadi, à l’ouest de Bagdad, où il travaillait comme correspondant pour la radio La Voix de Ramadi, une station émettant dans la province d’Anbar.

Cinq personnes travaillant pour Salaheddin TV –le rédacteur en chef Raad Yassin, le producteur Jamal Abdel Nasser, le caméraman Mohamed Ahmad Al-Khatib, le présentateur Wissam Al-Azzawi et le responsable des archives Mohamed Abdel Hamid- ont été tués au cours d’une attaque suicide contre le siège de leur chaîne de télévision survenue à Tikrit le 23 décembre.

Ces événements portent à 15 le nombre de meurtres condamnés par la Directrice générale depuis le début de l’année 2013. La liste complète des meurtres de journalistes ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

Contact médias : Sylvie Coudray, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».




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