18.09.2008 -

Le Directeur général s'inquiète pour la sécurité des journalistes dans le Caucase

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a exprimé aujourd'hui son inquiétude pour la sécurité des journalistes dans le Caucase.

« Je suis profondément choqué par les trop nombreuses informations faisant état de violences à l'encontre de journalistes dans le Caucase », a déclaré le Directeur général, qui a ajouté : « J'appelle les autorités de la région à faire tout leur possible pour améliorer la sécurité du personnel des médias ».

 

Le Directeur général de l'UNESCO a manifesté son inquiétude suite aux informations concernant l'assassinat d'Abdullah Alishaev, journaliste au Daghestan, et la mort de Magomed Yevloyev, propriétaire d'un site indépendant d'informations en République d'Ingouche, deux républiques de la Fédération de Russie. « Les meurtres de journalistes sont des crimes contre la société dans son ensemble car ils portent atteinte à la liberté d'expression et au droit des habitants de la région à avoir accès à une information indépendante. J'espère que l'enquête lancée par les autorités permettra de traduire les coupables en justice », a déclaré Koïchiro Matsuura.

 

Abdullah Alishaev est décédé le 3 septembre, suite aux blessures reçues la veille quand il a été attaqué par des inconnus armés, à Makhachkala, la capitale du Daghestan. Le journaliste travaillait sur les questions religieuses pour la télévision locale TV-Chirkei.

 

Magomed Yevloyev est décédé après avoir été arrêté par la police, le 31 août, alors qu'il rentrait en République d'Ingouche, après un voyage à Moscou. Des policiers l'ont déposé à l'hôpital où il a succombé à des blessures par balle à la tête. Magomed Yevloyev avait dirigé le site www.ingushetiya.ru, dont il était un des fondateurs.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»




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