11.10.2011 -

FGI 2011 : l’UNESCO participe à la séance plénière sur la sécurité, la transparence et la protection de la vie privée

Frank La Rue, rapporteur de l’ONU sur la liberté d'expression – © UNESCO

L’UNESCO a organisé, en collaboration avec d’autres parties prenantes, la séance plénière sur la sécurité, la transparence et la protection de la vie privée, à la sixième réunion du Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI) à Nairobi (Kenya). La séance s’est tenue le 29 septembre 2011 sous la présidence de Michael Katundu, directeur pour les technologies de l’information auprès de l’Autorité de régulation des communications du Kenya.

Des centaines de participants représentant les parties prenantes des cinq continents ont assisté à la séance plénière consacrée aux questions transnationales de la gouvernance de l’Internet qui touchent à la fois à la sécurité, à la transparence et à la protection de la vie privée. En s’appuyant sur la réflexion menée l’année dernière sur le rôle qu’ont à jouer les intermédiaires pour protéger la liberté d’expression et l’innovation, les débats ont également porté sur le rôle de la presse traditionnelle et des nouveaux médias, du journalisme et de la participation citoyenne.

Les intervenants ont présenté des exemples, notamment les actions entreprises par divers acteurs de l’Internet, tels que les gouvernements, le secteur privé et la société civile, sur les points suivants :

  • les sites lanceurs d’alerte,
  • la « saisie » des noms de domaine,
  • les propositions concernant le blocage de sites et le filtrage de réseaux,
  • le rôle que peuvent jouer les centres de cybersécurité et le droit pour protéger l’Internet et les internautes des cyberattaques et de la cybercriminalité,
  • les répercussions des mesures prises pour couper l’accès à Internet à des individus, des groupes ou un pays entier.

L’intervenant parrainé par l’UNESCO, Frank La Rue, rapporteur des Nations Unies sur la liberté d’expression, a signalé que la peur de l’Internet commençait à s’emparer de beaucoup d’Etats, entraînant un recours de plus en plus fréquent au droit pénal. Le rapporteur de l’ONU a donc appelé à une campagne mondiale pour dépénaliser l’utilisation de la liberté d’expression.

Les représentants de l’UNESCO ont présenté les conclusions de l’atelier sur « La libre circulation de l’information et les réseaux sociaux : un rôle pour la démocratie et la participation sociale » et réaffirmé l’engagement de l’UNESCO en faveur de la promotion de la liberté d’expression et de la protection de la vie privée sur Internet, ainsi que son engagement pour soutenir la création de contenu local et les initiatives éducatives. Au cours de cet atelier, les intervenants ont observé que les réseaux sociaux, tels que Facebook, Twitter et YouTube, sont largement utilisés dans beaucoup de régions du monde, y compris en Afrique, non seulement pour les communications personnelles mais aussi pour porter sur la scène publique des questions politiques et d’autres sujets sensibles qui ne sont pas traités dans les médias traditionnels. Les intervenants et les participants ont également exprimé leurs inquiétudes concernant les nombreux risques et problèmes que suscite l’utilisation d’Internet, et reconnu qu’il fallait faire davantage d’efforts pour renforcer la participation démocratique via les réseaux sociaux et garantir une meilleure protection de la liberté d’expression sans toucher aux autres droits numériques, dans un cadre juridique exhaustif.




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