31.08.2010 -

Honduras : Irina Bokova condamne le meurtre du journaliste de radio Israel Zelaya Diaz

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a condamné le meurtre du journaliste de radio hondurien Israel Zelaya Diaz, assassiné le 24 août, et a appelé les autorités à réagir face à la vague d'assassinats visant la presse locale, depuis le début de l'année.

« Je condamne le meurtre de Israel Zelaya Diaz », a-t-elle déclaré. « Il est essentiel que ce crime donne lieu à une enquête approfondie, de même qu'il convient de faire le maximum pour mettre un terme à la violence et à l'intimidation contre les journalistes au Honduras. Il est du devoir des autorités de faire respecter le droit universel de l'homme à la liberté d'expression ».

 

Israel Zelaya Diaz, connu sous le pseudonyme de Zagatay, a été retrouvé mort en lisière d'un champ de canne à sucre dans la région de San Pedro Sula, deuxième ville du pays. Selon Reporters Sans Frontières (RSF), il a été abattu de trois balles dans la tête. Il n'avait apparemment pas reçu de menaces de mort mais son domicile avait été ravagé par un incendie criminel il y a trois mois.

 

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Israel Zelaya Diaz traitait essentiellement d'informations locales à la station Radio Internacional de San Pedro Sula. S'il couvrait des sujets relatifs à la politique et à la criminalité, ce journaliste chevronné de 62 ans ne faisait toutefois pas de journalisme d'investigation en tant que tel, selon ses collègues cités par le CPJ.

 

Il s'agit du neuvième journaliste hondurien assassiné cette année, selon les bilans établis par RSF et par l'International Press Institute (IPI).

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image ».




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