16.06.2013 - UNESCOPRESS

Le retour d’importantes statues khmères au Cambodge marque l’ouverture du Comité du patrimoine mondial à Phnom Penh

© UNESCO/Eric EsquivelImportant Khmer statues returned to Cambodia during opening of World Heritage meeting in Phnom Penh.

La 37e session du Comité du patrimoine mondial, qui s’est ouverte à Phnom Penh le 16 juin, a été marquée par des appels solennels en faveur de la préservation du patrimoine mondial de l’humanité et par différentes manifestations culturelles.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le transfert au Cambodge de deux pièces majeures datant du 10e siècle, remises par Emily K.Rafferty, Présidente du Metropolitan Museum of Arts de New York (Etats-Unis). Les statues, ramenées au Cambodge le 11 juin, ont été remises au Premier ministre Samdech Techo Hun Sen, qui a insisté sur le rôle central qu’a joué la préservation du patrimoine pour la reconstruction nationale et le développement économique du pays.

« La restitution volontaire historique de deux importantes statues khmères Pandava à la population cambodgienne est un encouragement pour nous tous. Cette restitution témoigne d’un comportement éthique et moral fort qui est un exemple de bonne pratique pour d’autres musées et collectionneurs […] L’UNESCO se félicite d’avoir contribué à cette restitution qui est, je crois, une avancée vers un plus grand respect et une compréhension réciproque »,  a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

Cet événement a donné lieu à une célébration du patrimoine culturel, notamment du patrimoine cambodgien dont le site d’Angkor, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, est un emblème mondial. La Directrice générale a rappelé le succès de la coopération internationale qui a permis la sauvegarde de ce site.  « Angkor témoigne en effet du pouvoir de la solidarité et de la volonté politique. Nous avons besoin du même leadership aujourd’hui pour protéger le patrimoine culturel pris pour cible dans différentes régions du monde, au Mali, en Syrie, en République centrafricaine et ailleurs », a-t-elle déclaré.

Le Vice-Premier ministre, Sok An, Président du Comité du patrimoine mondial a également fait une intervention au cours de laquelle il a insisté sur la nécessité de préserver « la dimension universelle du travail du Comité ». Exprimant son inquiétude concernant la capacité du Comité à poursuivre son importante mission compte-tenu des restrictions budgétaires, il a lancé un appel aux Etats parties à la Convention du patrimoine mondial afin qu’ils allouent les ressources nécessaires.

Allissandra Cummins, Présidente du Conseil exécutif de l’UNESCO et Katalin Bogyay, présidente de la Conférence générale de l’UNESCO ont également pris part à la cérémonie d’ouverture de cette session du Comité qui rassemble quelque 1400 participants issus de 121 pays et plus de 550 journalistes venus de 17 pays.

La session de 12 jours qui s’ouvre ne sera pas seulement l’occasion d’inscrire de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial mais aussi de passer en revue l’état de conservation déjà inscrits. Les sites du patrimoine culturel du Mali, qui ont été gravement endommagés pendant l’occupation du nord du pays l’année dernière et au début de cette année, feront l’objet d’une attention particulière, de même les sites de la République arabe syrienne qui ont également souffert du conflit.

La préservation des sites du patrimoine mondial du Mali sera au cœur de la Table-ronde annuelle des ministres africains pour le patrimoine mondial organisée le 17 juin. Neuf ministres y prendront part, notamment le ministre de la Culture du Mali, Bruno Maiga.

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Contacts médias à Phnom Penh pendant la session : Agnès Bardon, a.bardon(at)unesco.org, +855 239 694 28 et Roni Amelan, r.amelan(at)unesco.org, +855 95 440 774.

Pour suivre la retransmission des débats en ligne et pour plus d’information : whc.unesco.org/fr/sessions/37COM/

 




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