19.12.2008 -

Améliorer le service public de radiodiffusion en Mongolie

L'UNESCO et l'Institut de l'Asie et du Pacifique pour le développement de la radiodiffusion (AIBD) ont organisé deux événements sur le service public de radiodiffusion dans la capitale mongole, Oulan-Bator, axés sur l'importance de la radiodiffusion parlementaire dans le contexte de la Mongolie et sur l'indépendance éditoriale, la transparence et la diversité des médias locaux.

La diffusion en direct des sessions parlementaires permet aux citoyens d'assister au vote des lois promulguées en leur nom. Les électeurs peuvent ainsi apprécier l'action de leurs représentants élus et assister aux débats sur les questions nationales qui affectent leur vie quotidienne. La promotion de la citoyenneté et de la société civile figure au cœur des objectifs du service public de radiodiffusion. Comment le traduire dans les programmes de télévision et de radio? Cette question essentielle a l'objet d'intenses débats au cours des deux événements conjoints organisés par l'UNESCO et l'AIBD dans la capitale mongole, Oulan-Bator.

 

La table ronde sur la diffusion en direct des débats parlementaires a attiré l'attention des médias et des personnalités politiques. Elle a permis de souligner l'importance de la diffusion des débats parlementaires comme élément essentiel de la radiodiffusion publique dans le contexte de la Mongolie, où l'action du Gouvernement est fréquemment interrompue par des confrontations prolongées et souvent violentes avec différents groupes d'intérêt.

 

Eric Moniot, Secrétaire général de la chaîne parlementaire française LCP, et Atya Nand, Sous-Secrétaire chargé de la radiodiffusion parlementaire auprès du Ministère indien de l'information et de la radiodiffusion, ont respectivement présenté les chaînes parlementaires française et indienne. Myanganbuu Naranbaatar, PDG de Mongolian National Broadcaster (MNB), Kh. Chilaajav, président du Conseil national mongol, et leurs collègues ont évalué les avantages et les inconvénients d'une possible diffusion en direct des débats parlementaires en Mongolie et débattu d'un certain nombre de points pratiques et de recommandations.

 

L'atelier de trois jours qui a suivi, relatif aux lignes directrices éditoriales pour un service public de radiodiffusion efficace en Mongolie, a associé la promotion de l'intérêt public par le biais de la radiodiffusion publique aux mécanismes de régulation qui pourraient renforcer l'indépendance éditoriale et la transparence et améliorer la diversité de programmation des groupes de médias locaux. Eve Salomon, auteur des Guidelines for Broadcasting Regulation, des principes directeurs en matière de réglementation de la radiodiffusion publiés par l'Association de radiodiffusion du Commonwealth (CBA) et parrainés par l'UNESCO, a modéré l'atelier auquel ont participé plus de quarante éditeurs de la télévision et de la radio du MNB et de ses groupes dans les provinces reculées de Mongolie où l'UNESCO a lancé des projets relatifs aux médias.

 

"Il faudra plus qu'une législation et un nouveau départ pour concurrencer les stations de télévision bien équipées de la capitale et toutes les stations radio FM divertissantes qui naissent dans le pays ", observe l'étude sur le secteur des médias menée par l'UNESCO au sujet du MNB. Elle cite également les hauts responsables qui soulignent la tâche colossale pour revigorer la station tout en espérant que le public se montrera patient "car il faut du temps pour déplacer une telle machine ". La table ronde et l'atelier visaient tous deux à mettre le MNB sur la voie de ce changement depuis longtemps espéré.




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